Décès de Herman Wouk, l'auteur américain de "Ouragan sur le Caine"

L\'écrivain américain Herman Wouk à Palm Springs (Californie, Etats-Unis) le 15 mai 2000
L'écrivain américain Herman Wouk à Palm Springs (Californie, Etats-Unis) le 15 mai 2000 (DOUGLAS L BENC JR/AP/SIPA / AP)

Herman Wouk, connu surtout pour Ouragan sur le Caine, avait vendu des millions de livres aux Etats-Unis, dont plusieurs adaptés au cinéma.

L'écrivain américain Herman Wouk, auteur prolifique surtout connu pour son roman Ouragan sur le Caine (The Caine Mutiny), est mort vendredi dans son sommeil à son domicile de Palm Springs, en Californie, a indiqué vendredi son agente. Il avait 103 ans.

"Herman Wouk faisait partie des géants de l'écriture. Ses romans réputés sur la Seconde guerre mondiale font partie des grands romans américains, et son exploration de la foi juive, sa curiosité insatiable sur la science et l'univers ont contribué à la création d'une oeuvre indélébile", a indiqué Amy Rennert dans un communiqué transmis à l'AFP.

Herman Wouk avait déjà écrit plusieurs livres avant The Caine Mutiny (1951), nourris par son expérience de radio sur un navire démineur dans le Pacifique pendant la Seconde guerre mondiale. Il s'était engagé dans la marine juste après Pearl Harbor.

Ouragan sur le Caine le fait décoller

Mais c'est ce roman qui l'avait fait décoller. Bestseller lauréat du prix Pulitzer, il avait été transposé au théâtre et à l'écran, la première fois en 1954 avec Humphrey Bogart dans le rôle du capitaine Queeg.

Après avoir achevé la rédaction de The Caine Mutiny, il avait écrit dans son journal : "Si je ne me trompe pas, c'est un bon livre. Mais ce n'est pas encore le roman de guerre que je veux écrire."

Fort de ce premier succès, il avait continué à écrire sur la guerre, avec notamment deux oeuvres de près de 1 000 pages chacune, Le Souffle de la guerre (The Winds of War, 1971) puis Les orages de la guerre (War and Remembrance, 1978), transposées en mini-série télévisée dans les années 1980 avec en vedette Robert Mitchum.

A 103 ans, il écrivait toujours

Né le 27 mai 1915 dans une famille d'immigrés juifs du Bronx, il avait aussi décrit sa vie son milieu dans Marjorie Morningstar (1955), un roman sur une jeune fille juive qui veut devenir actrice. Il lui avait valu la couverture de Time Magazine et avait également été transposé au cinéma, avec Gene Kelly et Natalie Wood, en 1958.

Si les critiques étaient souvent sévères avec lui, il avait quand même vendu des millions de livres, sur une carrière de près de 70 ans.

En 2012, alors qu'il venait de publier un nouveau roman (The Lawgiver), à presque cent ans, il annonçait au New York Times qu'il allait se lancer dans un nouveau projet d'écriture : "Qu'est-ce que je vais faire? Rester assis à ne rien faire pendant un an ?"

En 2016, l'année de son centenaire, il publiait encore un recueil de mémoires. Bien que cet ouvrage soit censé être son dernier, "il travaillait encore sur son prochain livre jusqu'à il y a un mois", selon son agente. Sa femme Betty, qui avait été longtemps son agente, était décédée en 2011.

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