Algérie : des fragments d'exil qui font "La discrétion"

L'écrivaine Faïza Guène nous plonge dans le pays de ses origines avec son roman La discrétion. Elle est invitée du 23h de franceinfo.

Que penserait Yamina Taleb, l'héroïne du roman, si elle ouvrait la télévision et voyait cette jeunesse motivée qui se bat et cette jeunesse qui en même temps tape sur la tête en partance, en disant "cette vie-là n'est pas pour toi" ? "Je pense qu'elle dirait que rien n'a changé dans l'âme des Algériens depuis l'indépendance. Il y a toujours ce feu et cet ADN de résistance. Et c'est beau de voir que dans cette jeunesse, il y a encore cet ADN", avance la romancière Faïza Guène.

L'Histoire par le "prisme intime"

La discrétion est un roman écrit comme un journal dans le temps avec cette grand-mère en ligne rouge et ses descendants. Qu'est-ce qui vous a donné les motivations de raconter cela ? "C'est un roman. Il y a cette distance. C'est un personnage très universel, familier. Mais c'est toute ma vie. C'est un hommage à ma mère, il est emblématique de toute cette génération. Il faut faire exister nos récits (…) C'est ma manière aussi de laisser des traces, d'une génération qui disparaît. Il est question de cette colère réprimée, il y a un esprit de résistance. C'est compliqué de voir cette humiliation, de voir des parents humiliés et ne pas pouvoir l'exprimer. Donc moi ce que j'ai envie de faire, ce n'est pas de la politique, mais raconter cette histoire par le prisme intime", révèle Faïza Guène.

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