Le prix Interallié est attribué à Mathias Menegoz pour son premier roman "Karpathia"

Capture d\'écran de l\'émission \"Un jour, un livre\", sur France 3, dont Mathias Menegoz était l\'invité.
Capture d'écran de l'émission "Un jour, un livre", sur France 3, dont Mathias Menegoz était l'invité. (FRANCETV INFO )

Edité chez P.O.L., le livre est une fresque historique dans les Balkans du XIXe siècle, sur fond de haines ancestrales.

Le prix Interallié a été attribué, jeudi 20 novembre à Mathias Menegoz, pour son premier roman Karpathia (éditions P.O.L), une fresque historique dans les Balkans du XIXe siècle, sur fond de haines ancestrales. L'auteur de 46 ans, scientifique de formation, a été choisi au 5e tour de scrutin, par 6 voix contre 4 à Simonetta Greggio pour Les nouveaux monstres (Stock). Ce prix clôture la saison des prix littéraires.

Autre finaliste, Eric Reinhardt, avec L'Amour et les forêts (Gallimard), repartira donc bredouille de ce marathon littéraire. Le quatrième en lice était Serge Joncour avec L'Ecrivain national (Flammarion).

"Archi-classique"

Karpathia est "un très beau roman, avec un sujet très original, et le choix d'une période extrêmement romanesque", explique Nelly Alard, lauréate 2013 de l'Interallié et membre du jury cette année. Comme le veut la tradition, elle sera remplacée l'an prochain par Mathias Menegoz. Pour un autre membre du jury, l'écrivain Jean-Marie Rouart, "la seule critique que l'on puisse faire à ce roman qu'on ne lâche pas jusqu'à la fin, c'est qu'il est archi-classique".

Dans cet ample roman d'aventures de 700 pages, Mathias Menegoz, emporte le lecteur en Transylvanie, dans les années 1830. Sur fond de lugubre forteresse, de forêts embrumées et de seigneurs féodaux, l'arrivée d'un jeune comte hongrois venu reprendre les rênes du fief de ses aïeux agit comme un détonateur et ravive les haines ancestrales. Tout dégénère. Et c'est, racontée avec fougue, une explosion de violence qui laisse derrière elle un champ de ruines. Le père du lauréat est le réalisateur français Robert Menegoz. Sa mère est une productrice réputée, née à Budapest, Margaret Menegoz, directrice des Films du Losange, qui ont notamment produit Amour de Haneke.

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