Amélie Nothomb : le conte est "une exception littéraire"

France 3

Amélie Nothomb sort "Riquet à la houppe" chez Albin Michel. La romancière évoque ce conte célèbre de Charles Perrault qu'elle a revisité dans le Grand Soir 3 ce lundi 5 septembre.

Riquet à la houppe, qui vient de sortir, est le 25e roman d'Amélie Nothomb en quelques années seulement. "Le secret est de ne jamais s'arrêter. l'inspiration est comme un muscle gigantesque et athlétique qui ne s'arrête pas de fulminer des romans", confie l'auteure dans le Grand Soir 3 ce lundi.

Pourquoi Riquet à la houppe ? "C'est le seul conte qui nous ait vraiment raconté en partie double, on nous raconte l'histoire d'un prince et aussi d'une princesse, pas seulement d'un des deux. Ce qui n'est pas banal. Pour une fois, on nous montre deux destins qui convergent l'un vers l'autre", explique Amélie Nothomb.

En quatre siècles, "rien n'a changé"

Les deux héros du livre sont Déodat et Trémière. Déodat est très laid, mais intelligent. Trémière est très belle, mais simple d'esprit. "Ce sont tous les deux des exclus de par leur mocheté et leur beauté, car les femmes trop belles font peur aux hommes". Pour moi, "ces deux êtres avaient tout pour s'entendre. Et c'est exactement ce que Perrault nous dit dans son Riquet à la houppe sauf que le mien se passe de nos jours à Paris parce que rien n'a changé" en quatre siècles, développe-t-elle.

Un conte se finit toujours bien et ça marche toujours. Pourquoi ? "C'est comme une exception littéraire. La seule possibilité d'écrire une histoire d'amour qui se termine bien, sans perdre la face, est d'en faire un conte", souligne la romancière à succès. Et de conclure sur sa part enfantine : "Ce qu'il y a de plus enfantin chez moi, c'est le bonheur d'être toujours en train de raconter une histoire".

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne