VIDEO. Insultes contre Alain Finkielkraut : l'homme en garde à vue présente "une forme de radicalisation", déclare Nicole Belloubet

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La ministre de la Justice a réagi mercredi aux avancées de l'enquête sur les insultes antisémites proférées contre le philosophe, le 16 février à Paris, en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".

"C'est quelqu'un qui manifestement présente une forme de radicalisation. Ce qui est important, c'est qu'il soit en garde à vue", a déclaré Nicole Belloubet, sur franceinfo mercredi 20 février, alors que l'homme suspecté d'avoir proféré des insultes antisémites contre le philosophe Alain Finkielkraut, samedi dernier, a répondu à une convocation, la veille, à Mulhouse (Haut-Rhin)

Le suspect était recherché dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Paris, dimanche 17 février, pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion".

"L'enquête n'est pas terminée"

Selon les informations de franceinfo, ce père de famille, âgé de 36 ans, originaire de l'est de la France, n'a jamais été fiché "S", mais il est connu pour avoir évolué dans la mouvance islamiste radicale, il y a quatre ans. "Ce profil ne m'inspire rien, c'est l'acte qui m'inspire. Les injures qu'a subies Alain Finkielkraut sont absolument inacceptables, c'est une atteinte à ce qui fait l'identité de notre République", a déclaré Nicole Belloubet. La ministre a estimé que "de multiples parts, on viole l'article 1er de notre Constitution qui assure l'égalité entre les citoyens sans distinction d'origine de race et de religion".

D'autres personnes accompagnaient l'homme à présent en garde à vue. "L'enquête n'est pas terminée", assuré la garde des Sceaux. 

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