Les salaires des stars du cinéma bientôt encadrés en France

(Kad Merad et Dany Boon sont depuis plusieurs années les acteurs français les mieux payés © MAXPPP)

Le Centre national du Cinéma a décidé de conditionner son aide aux films français à la rémunération, plafonnée, des acteurs. Le but : mettre fin aux cachets exorbitants. La polémique revient souvent sur le devant de la scène dans le cinéma français, très subventionné et dans lequel les cachets atteignent parfois des sommes impressionnantes.

Imaginez que vous produisiez un film dont le budget est de quatre millions d'euros. Vous travaillez avec un acteur ou une actrice trés connu(e) et vous avez besoin à tout prix du soutien financier du CNC, le Centre national du cinéma. Et bien si vous voulez bénéficier de ce soutien financier, la rémunération du comédien ou de la comédienne à l'affiche de votre oeuvre ne devra pas dépasser 600.000 euros. Le CNC a pris cette décision récemment.

En fonction du coût de production de votre film, le CNC fixe désormais un seuil maximal de rémunération, et cela peut aller jusqu'à 990.000 euros, pas jusqu'au million. Une mesure cohérente et saine, pour Florence Gastaud, de l'ARP, la société civile des auteurs réalisateurs producteurs : "Cela va changer un petit peu les pratiques, ça va faire prendre conscience que pour aller négocier avec un acteur très ' bankable', très cher, on va aller lui dire ' écoute il faut que tu fasses un effort sinon je peux pas prendre de mon fonds de soutien du CNC'". Les lignes ont bougé depuis le coup de gueule passé par le distributeur Vincent Maraval, il y a deux ans, et la remise du rapport Bonnell sur le financement et la production du cinéma.

Ceci en sachant évidemment qu'un producteur pourra toujours décider de se passer de l'aide publique du CNC, et travailler avec un partenaire privé. Dans ce cas-là, pas de plafond : certains cachets pourront toujours dépasser le million d'euros.

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