La French connection racontée par l'ancien gangster Jean-Pierre Hernandez

(Jean-Pierre Hernandez, l’un des anciens caïds de la French connection, auteur de "Quand j’étais gangster" (Flammarion) © Maxppp)

"La French", de Cédric Jimenez, avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche, sort en salles ce mercredi. Le film raconte la French connection, le trafic d'héroïne entre Marseille et New York dans les années 70. Jean-Pierre Hernandez, 79 ans, en était. Surnommé "Gros Pierrot" dans le milieu, il a fait de la prison et vécu dans la clandestinité pendant 13 ans. Il est l'auteur de "Quand j'étais gangster".

 Jean-Pierre Hernandez raconte les laboratoires qui étaient à Marseille, et l'héroïne qui partait vers les Etats-Unis dans les "double-planchers " de DS 19 trafiquées.  "Quand vous arriviez avec une DS aux Etats-Unis, les gens vous regardaient, mais c'était les voitures qui passaient le mieux, qui marchaient le mieux, car il fallait faire de la route …"

C'est après avoir été arrêté qu'il a pris conscience des dégâts que causait la drogue : "J'ai vu un toxicomane dans une cellule. Ça m'a fait mal, mal, mal. Il était en manque et vraiment ça m'avait fait mal".

"Aujourd'hui, il n'y a plus de milieu"

Il assure "qu'aujourd'hui il n'y a plus de milieu. Ils sont tous morts. De mon époque, on n'est plus guère. Maintenant vous risquez de prendre une balle dans la tête pour une cigarette de haschisch. C'est les jeunes qui meurent" . Il dit aussi qu'il a été "brave ", qu'il n'a pas "balancé ". Qu'il était "en cavale " quand le juge Michel a été assassiné. Et qu'il n'a pas de regrets,  "sauf peut-être le trafic de drogu e". Et le fait de ne pas avoir vu ses filles aujourd'hui adultes dont la dernière.  "Mais je la reverrai c'est sûr ".

 

La DS 19, "c'était les voitures qui marchaient le mieux car il fallait faire de la route…" (Jean-Pierre Hernandez avec Jules Lavie)
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