"Ori and the Will of the Wisps" : un jeu qui nous en met plein les yeux

Ori and the Will of the Wisps (screenshot)
Ori and the Will of the Wisps (screenshot) (Moon Studios)

Après "Ori and the Blind Forest", nous retrouvons le petit esprit pour de nouvelles aventures, dans les décors éblouissants du monde de Niwen. 

Attention, mignonnerie à l’horizon. Ori and the Will of the Wisps est la nouvelle production des studios Moon, les artisans du premier opus, Ori and the Blind Forest, très bien accueilli à sa sortie en 2015. Cinq ans plus tard, c’est le grand retour de ce petit esprit sylvestre nommé Ori, pour un jeu d’aventure tout en émotion et féerie.

Ori est un "esprit" lumineux, habitant une forêt magique. Son amie, une petite chouette nommée Kun, n’a qu’un rêve : voler de ses propres ailes. Et quand Kun vole enfin, Ori monte sur son dos pour une expédition au-dessus des nuages. Mais les deux personnages rencontrent un violent orage et sont séparés. La mission d’Ori : retrouver son amie perdue au-delà de la forêt.

Un petit bijou visuel

Une chose frappe directement dans Ori and the Will and the Wisps : les décors foisonnants, colorés, que le personnage, lui-même auréolé de lumière, éclaire à son passage. En jouant à Ori, on en prend plein les yeux. Les images sont riches, chatoyantes, pleines de détails et sublimées par des jeux de lumière.

Les aventures du petit esprit nous amènent à explorer les confins du monde de Niwen, des profondeurs aquatiques des Bassins de Luma aux dunes ensablées des Etendues Tourmentées. Des chemins aux décors variés et forcément semés d’embuches : monstres en tout genre, portails à ouvrir, objets à trouver…

Vue du moulin de la Source, qu\'Ori devra réactiver. 
Vue du moulin de la Source, qu'Ori devra réactiver.  (Moon Studios)

Chaque étape se conclut par un affrontement avec un "boss". Au choix, loup enragé ou chouette maléfique. Car l’avancée d'Ori mène le joueur vers des contrées plus sombres, comme les Tréfonds de Fongesylve ou le Bois du Silence, des terres désolées où la lumière ne demande qu’à renaître. Au-delà de la recherche de son amie, la quête du petit Ori va devenir bien plus grande : sauver Niwen, en redonnant à la forêt cette harmonie qu’elle possédait autrefois, "réparer ce qui a été brisé", avant que le monde ne sombre dans les ténèbres.

Comptez environ 20h pour sauver le monde

Ori 2 se présente comme un jeu de plateforme plutôt classique, avec une carte qui se dévoile au fur et à mesure de la progression. Régulièrement, le petit Ori se retrouve devant un "arbre-esprit" qui lui confère une nouvelle manière de se déplacer (roulade, grappin, projection) ou de combattre (épée, boule de feu), ouvrant le passage à des recoins auparavant inaccessibles. Le personnage jouit assez vite d’une agréable liberté de mouvement. Ce qui n’empêche pas certaines progressions d'être difficiles. Il faut parfois plusieurs tentatives pour franchir un obstacle ou battre un ennemi. Nous recommanderons donc aux moins habiles de choisir le mode "facile", au risque sinon de perdre leur sang-froid.

Une araignée qui règne sur les Tréfonds de Fongesylve. 
Une araignée qui règne sur les Tréfonds de Fongesylve.  (Moon Studio)

Si on peut reprocher une chose à Ori 2, c’est son côté un peu brouillon : sa richesse visuelle peut empiéter sur sa lisibilité. Ce qui provoque à certains moments le sentiment de ne pas comprendre où le jeu nous demande d’aller. Ori 2 demande donc de la patience. Il nous a personnellement fallu environ 20 heures pour arriver au bout de l’histoire principale - 75% du jeu, le reste étant composé de quêtes secondaires - une certaine araignée géante nous aura particulièrement donné du fil à retordre.

Enfin, il faut souligner la très belle bande son, signée Gareth Coker (Minecraft, Darksiders), qui donne aux aventures du petit Ori un souffle tantôt poétique, tantôt épique. Une musique à l’image du jeu : bourrée de charme. De quoi passer de bons (et longs) moments devant son écran.

Ori and the Will of the Wisps - Moon Studios et Xbox Games Studios - sur PC et Xbox One - 30 euros

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