Culture et festivals : un été sinistré

franceinfo

Le monde de la culture a été mis à plat par le Covid-19. Entre la crainte d'avant, l'inactivité forcée du confinement et les restrictions d'après : concerts, spectacles et festivals voient difficilement l'avenir. Cet été aucun grand rassemblement culturel n'aura lieu. Aurélie Schiller, journaliste France Télévisions, revient sur l'ampleur qu'a pu avoir cette période sur la saison culturelle.

Parmi les plus connus, le festival des Vieilles Charrues, les Solidays ou encore les Eurockéennes de Belfort (Territoire de Belfort)... Ils rassemblent plus de 7 millions de spectateurs chaque été et ont tous été annulés et reportés à 2021. Aujourd'hui seuls sont maintenus les événements dans des formats adaptés à l'occasion et où il est possible d'appliquer les gestes barrières. En général cela ne concerne que les petits festivals comme celui des Arts de la rue, à Strasbourg (Bas-Rhin).

De lourdes conséquences économiques

Les conséquences économiques de ces nombreuses annulations sont très importantes. Une équipe de chercheurs spécialisés a fait l'analyse du manque à gagner de l'annulation des événements du mois d'avril au mois d'août 2020. Ils ont recensé 4 000 annulations et les pertes économiques totales sont conséquentes : entre 2.3 et 2.6 milliards d'euros pour l'ensemble de ces festivals. Dans le détail cela représente une perte de 580 à 812 millions d'euros de retombées économiques directes (c'est-à-dire ce que les festivals dépensent pour organiser les événements) à laquelle il faut ajouter les retombées économiques indirectes c'est-à-dire l'argent rapporté par les festivaliers (frais de déplacement, d'hébergement, de nourriture) qui représentent quant à elle un manque à gagner de 925 millions d'euros.

Enfin l'annulation des festivals a aussi un impact important sur l'emploi. Des centaines de milliers de personnes sont concernées par ces annulations. En 2018, par exemple, l'activité culturelle représentait 1.3 million d'emplois en France.

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