Le musée Réattu d'Arles ouvre la "boîte de Pandore" en puisant dans ses réserves

Mimmo Jodice, Musée lapidaire d'art païen, Arles, 1988, collection Musée Réattu
Mimmo Jodice, Musée lapidaire d'art païen, Arles, 1988, collection Musée Réattu (collection Musée Réattu © Mimmo Jodice, 2020)

Un cabinet de curiosités contemporain à découvrir jusqu'au 31 mai. 

Le musée Réattu d'Arles a ouvert en grand ses réserves et propose une exposition atypique sur les trésors de toutes époques qu'elles recèlent. L'occasion de les faire découvrir au grand public au cours de l'exposition La boîte de Pandore - Un cabinet de curiosités contemporain. A voir jusqu'au 31 mai. 

Comment passer d'une pratique obligatoire tous les dix ans dans un musée, le récolement, à une exposition ? Le récolement est une opération de contrôle de tous les documents et objets d'une collection. Une sorte d'inventaire exhaustif qui réserve bien des surprises. Lorsque les réserves d'un musée, comme celui d'Arles, contiennent des milliers d'objet, on ne sait pas toujours ce qui se trouve dans chaque boite ou armoire.

Ici, certaines oeuvres n'étaient ni répertoriées ni identifiées. D'où l'idée d'en rassembler certaines et de les présenter au public. "Il y a même des choses (présentées dans l'exposition) que l'on n'avait jamais vues dans le musée, pour la simple et bonne raison que ce sont des objets que l'on connaissait très mal voire pas du tout. Ce sont des objets qui ont été redécouverts que nous sortons pour la première fois des réserves", précise Andy Neyrotti, le commissaire de l'exposition. 

Alfred Latour, Le banc, années 1930, négatif gélatino-argentique sur plaque deverre, collection Musée Réattu
Alfred Latour, Le banc, années 1930, négatif gélatino-argentique sur plaque deverre, collection Musée Réattu (© Fondation Alfred Latour, tous droits réservés)

Cabinet de curiosité

L'exposition met en regard des pièces anciennes et des oeuvres contemporaines. Ici, l'intérêt n'est pas dans la valeur des objets exposés mais dans la scénographie et le mélange des genres. Un cabinet de curiosités qui présente des photos, des gravures, des moulages qui servaient de base de travail à des étudiants en art du XIXe, des figurines d'inspiration asiatiques très populaires aux XVIIIe et XIX siècle.

Comme son nom l'indique, l'exposition se réfère à Pandore, qui, selon la mythologie grecque, apporta sur terre tous les maux de l'humanité, pour avoir ouvert une jarre que Zeus lui avait interdit d'ouvrir. Mais au musée Réattu, aucune malédiction ne s'abattra sur les visiteurs curieux. Ici, ce vilain défaut est même encouragé !

François Burgun, P1, série Decursu sunt res abstractae (Les développementsabstraits), courtesy de l'artiste
François Burgun, P1, série Decursu sunt res abstractae (Les développementsabstraits), courtesy de l'artiste (© François Burgun, 2020)

Patricia de Gorostarzu, Deyrolle, série Paris, 2010-2011,
Patricia de Gorostarzu, Deyrolle, série Paris, 2010-2011, (collection Musée Réattu© Patricia de Gorostarzu, 2020)

Exposition "La boîte de Pandorre-un cabinet de curiosités contemporain" jusqu'au 31 mai
Musée Réattu
10, rue du Grand Prieuré 13200 Arles
Tél : 04 90 49 37 58 
Ouvert du mardi au dimanche 

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