Festival du court métrage : Clermont-Ferrand toujours au top !

42e Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand.
42e Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. (C. Darneuville / France Télévisions)

Le 42e Festival du court métrage de Clermont-Ferrand a ouvert ses portes avec plus de 400 films présentés jusqu'au 8 février. De quoi régaler des festivaliers accrocs au court.

On ne le répétera jamais assez : c'est à Clermont-Ferrand que se tient le plus grand festival du court métrage au monde. Jusqu'au 8 février, 161 films (sur les 9000 reçus !) de 58 nationalités sont en compétition dans trois catégories : nationale, internationale, et labo, une section qui récompense les films décalés.

Fictions, documentaires, films d'animation, séries, comédies musicales... Il y en a pour tous les goûts. Et le public est au rendez-vous. L'an dernier, le festival a attiré plus de 165 000 spectateurs. Beaucoup sont des aficionados qui reviennent chaque année : "Ca fait trente-cinq ans que je suis sur le pont. On attaque de bonne heure le samedi pour être sûre de voir le plus de films possible !" confie une festivalière.

Les mondes paysans à l'honneur

Cette année, le festival met en lumière la Pologne - avec une sélection qui balaie dix ans de production dans ce pays - et les mondes paysans. Une thématique au pluriel car les organisateurs voulaient sortir des clichés et montrer comment le monde agricole est traversé par les questions de société : enjeux écologiques, rapport aux animaux, à la productivité, solitude amoureuse et désarroi.

Le pouls du monde

"Il faut un peu s'accrocher par moments" reconnaît un festivalier car les courts métrages sont un reflet du monde, avec ses crises, ses drames et ses espoirs. "C’est le pouls de ce qui se vit dans les pays" confie Tim Redford, le coordinateur de la sélection internationale dans une interview à RFI : "Dans les courts métrages, il y a une énergie, une rapidité d’exécution."

Une énergie qui annonce parfois le meilleur. C'est le cas de Atlantique de Mati Diop et des Misérables de Ladj Ly, deux films récompensés à Cannes (respectivement Grand Prix et Prix du jury ). Bien avant d'arriver au stade de long-métrage, les deux films sont passés en format court à Clermont. Pour eux, le festival a représenté une vraie "carte de visite".

Une carte que les réalisateurs doivent jouer car n'oublions pas que durant le festival se tient aussi un marché du court qui rassemble plus de 3 500 professionnels. 

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