A consommer sans modération : le panier culturel proposé par des artistes de l'Orne pour soutenir le spectacle vivant

Dans l\'Orne, l\'assciation Transtopie commercialise des \"paniers culture\" 
Dans l'Orne, l'assciation Transtopie commercialise des "paniers culture"  (Association Transtopie)

L'association Transtopie propose d'acheter chaque mois un panier culture pour soutenir les artistes locaux fortement impactés par la crise sanitaire

Une place de concert, un livre, une production artistique ou encore une place pour un atelier créatif... à Alençon, l'association Transtopie parie désormais sur le panier culturel pour soutenir les artistes locaux, gravement touchés par la crise sanitaire. Son coût : 15 euros par mois. Pas de quoi sauver les artistes du spectacle vivant d'une année noire, mais l'occasion de reprendre une activité et de se faire connaître. 

"Je suis intermittente et avec le confinement mon activité a été réduite à néant, mon année est fichue" explique Marie-Amélie Estenne, à l'origine du projet. L'idée lui est donc venue, avec d'autres artistes, de proposer de la culture directement au public. Sur le principe des paniers fermiers et des AMAP, créés pour relancer la consommation de produits locaux. 

Un concept qui se répand en France

De la culture plutôt que des légumes de saison, ce concept de panier culturel fait son chemin depuis quelques années. Avant Alençon, le principe a déjà été développé dans d'autres villes comme Lille, Bordeaux et Nantes. A Alençon, le collectif repose sur une quinzaine d'artistes, aux profils très divers. "Tous ces gens ont des talents différents et on voulait matérialiser tout cela dans un objet issu du collectif" explique Aurel, un sérigraphiste qui participe au projet. 

Un moment de partage

Pour ces artistes qui vivent des mois compliqués, ce principe est aussi l'occasion de créer du lien et de préparer l'avenir. Car à Alençon, la distribution des paniers, chaque premier vendredi du mois, s'accompagne de rencontres, d'expositions et de temps d'échanges entre les artistes et le public. Une phase de reconstruction pour ces acteurs du spectacle vivant, qui peinent encore à mesurer les conséquences de cette crise sanitaire. 

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