Drôme : des tableaux volés par les nazis mis en avant par "devoir de mémoire"

Esquisse pour la Bataille de Jemmapes, 19e siècle, Horace Vernet.
Esquisse pour la Bataille de Jemmapes, 19e siècle, Horace Vernet. (Mélanie Tournadre / Radio France)

Jusqu'en juin, le musée de Valence, art et archéologie, dans la Drôme, met en avant sept tableaux volés aux juifs par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. 

Le musée de Valence, art et archéologie, dans la Drôme, met en avant sept tableaux qui avaient été volés aux juifs par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, rapporte France Bleu Drôme Ardèche. Les propriétaires des toiles ou leurs descendants restent inconnus ou ne se sont pas faits connaître pour le moment.

"Origine incertaine"

En attendant, les tableaux sont tous exposés jusqu'en juin avec un logo orange signalant leur histoire très spéciale. Il indique : "Oeuvre récupérée en 1945, origine incertaine". Quatre des peintures faisaient déjà partie de l'exposition permanente et trois ont été sorties de la réserve. Les œuvres exposées sont : Fusillade, d'Hippolyte Bellangé ; Nature morte aux raisins, de Louis Vidal ; Ruines à la Pyramide et Ruines à l'Obélisque, de Giovanni-Paolo Pannini ; Le Grand pont de Hubert Robert, Nature morte aux huîtres et au Verre de vin de Philippe Rousseau et Esquisse pour la Bataille de Jemmapes, d'Horace Vernet.

60 000 œuvres disséminées en Allemagne et en Suisse

Ces sept tableaux ont été volés à des propriétaires juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont été récupérés par les Alliés en 1945. "Plus de 60 000 œuvres provenant de France ont été retrouvées en Allemagne et en Suisse, 45 000 ont été rendues aux familles", explique Pascale Soleil, la directrice du Musée de Valence art et archéologie. Pour Laura Locatelli, médiatrice au musée, "c'est un devoir de mémoire de sigler ces œuvres et de les mettre en avant".

Un devoir de mémoire plus que jamais essentiel en cette période de campagne électorale, selon le président de la Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) dans la Drôme, Pierre Pieniek. "Chaque fois qu'un programme électoral parle de privilégier une culture locale, d'identité nationale, il faut se méfier", estime-t-il.

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