Wim Wenders dément toute "ingérence" du Vatican dans son documentaire sur le pape

Wim Wenders à la 71e édition du Festival de Cannes pour la présentation de son documentaire sur le Pape François. 
Wim Wenders à la 71e édition du Festival de Cannes pour la présentation de son documentaire sur le Pape François.  (Alberto PIZZOLI / AFP)

Le cinéaste allemand Wim Wenders a rejeté les critiques accusant son documentaire sur le pape François de "propagande", assurant avoir été "libre" pour réaliser ce film, sans "ingérence" ni financement du Vatican.

"La manière dont le public français a été informé, ou plutôt désinformé, au sujet de mon film "Le Pape François, un homme de parole", touche à l'absurde", dénonce le réalisateur dans une lettre. 
 
"On a dit que le film avait été commandé, ou financé, ou même coréalisé par le Vatican. Rien n'est plus faux. Le contraire est vrai : il n'est pas possible d'être plus libre que je l'ai été", ajoute-t-il.

"Le film a été financé indépendamment, sans un sou du Vatican"

"Le film a été financé indépendamment, sans un sou du Vatican. Il a été produit et monté indépendamment, sans la moindre ingérence", assure encore Wim Wenders, précisant que la télévision du Vatican figure au générique comme "coproductrice" parce qu'elle lui a permis un "accès illimité" aux archives.
 
Présenté comme un "voyage initiatique dans l'univers du pape", le film articulé autour de thèmes comme l'immigration, l'écologie ou la famille est basé sur de longs entretiens menés face à la caméra avec le Souverain Pontife.

Wim Wenders reconnaît qu'un collaborateur du pape lui avait demandé s'il serait intéressé par un projet autour de lui. Mais il a ensuite eu "carte blanche".
 
Le cinéaste répond d'autre part aux accusations de "propagande" en expliquant avoir quitté l'Eglise catholique en 1968, se décrivant comme un "chrétien oecuménique".
 
Quant aux commentaires sur l'absence de "distance critique", "pourquoi la distance et la critique devraient-elles être les seules approches valides de la vie ?", interroge-t-il, assurant avoir rencontré un "homme extraordinaire".
 
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