VIDEO. Bérénice Bejo : comédienne pour donner "du bonheur aux gens"

Déjà récompensée par un César grâce à "The Artist, l'actrice franco-argentine a reçu le Prix d'interprétation féminine à Cannes pour son rôle de mère déchirée dans "Le Passé" d'Asghar Farhadi.

"Je crois que cette année ça fait beaucoup. Il faut que je m'arrête un peu", plaisante dans un sourire Bérénice Bejo, invitée du JT de 20 heures de France 2, dimanche 26 mai. L'actrice franco-argentine a connu une "success story" fulgurante depuis deux ans. Déjà couronnée par un César pour son rôle de star du cinéma dans The Artist, elle a reçu le Prix d'interprétation féminine, lors de la cérémonie de clôture du 66e festival de Cannes, pour son rôle de mère déchirée dans Le Passé d'Asghar Farhadi.

"J'ai ressenti tellement de bonheur à voir des films grâce à mon père et ma mère, que je me suis dit un jour : 'il faut que je donne ce bonheur aux gens'", raconte l'actrice, la voix encore chargée d'émotion. "C'est pour ça que j'ai voulu être comédienne." 

"Un acteur sans un réalisateur n'est pas grand-chose"

Dans ce drame familial étouffant, l'actrice de 36 ans est Marie, une mère de famille dépassée par une situation compliquée, entre son nouveau compagnon, sa fille révoltée et son mari iranien venu pour divorcer. Jusqu'ici plutôt connue pour ses rôles dans des comédies, Bérénice Bejo connaît un nouveau tournant dans sa carrière avec ce personnage de femme tourmentée, déterminée et en colère, qu'elle interprète avec une forte présence, entre force et fragilité.

Ce rôle, elle le doit au cinéaste iranien Asghar Farhadi, oscarisé pour Une séparation. "Un homme merveilleux", "un grand cinéaste", dit-elle. "Je lui dois vraiment beaucoup", ajoute-t-elle. "D'abord, d'avoir écrit un personnage aussi beau, de m'avoir emmenée aussi loin, de m'avoir fait confiance". "Je crois qu'un acteur sans un réalisateur, sans un regard, n'est pas grand-chose", estime-t-elle.

Vous êtes à nouveau en ligne