Tunnel : le mélange des genres au service d'un film catastrophe parfaitement maîtrisé

Image extraite de la bande annonce du film \"Tunnel\", qui sort en salles en France mercredi. 
Image extraite de la bande annonce du film "Tunnel", qui sort en salles en France mercredi.  (CAPTURE D'ECRAN YOUTUBE)

"Tunnel", film franceinfo du réalisateur coréen Kim-Seong-Hun, sort en salles mercredi. Un long métrage oscillant entre burlesque et tragique. 

Tunnel, du réalisateur coréen Kim-Seong-Hun, sort en salles mercredi 3 mai. Le mélange des genres est une spécialité du cinéma coréen, qui se permet même de passer du tragique au burlesque. Au film de catastrophe, Kim-Seong-Hun prend le sens du rythme, au drame, la puissance de ses personnages.

Jung Soo est un jeune Coréen de la classe moyenne qui passe beaucoup de temps dans sa voiture pour son travail. En rentrant chez lui, il traverse un tunnel qui s'effondre. Miraculé sous les décombres, il est relié au monde extérieur par un portable à court de batterie.

Cet homme, qui des jours durant va devoir survivre en attendant les secours, devient une star nationale via des médias hystériques, traités ici comme les clowns d'une mauvaise farce. L'humour permet à Kim Seong-Hun d'évoquer tous les sujets, comme la corruption en Corée du Sud. "On parle là d’un sujet relativement lourd à porter et je pense qu’en mélangeant les différents codes du thriller, du drame, de l’humour noir aussi, ça permet de porter un regard un peu plus léger sur ce sujet qui est lourd", explique le réalisateur.

Tunnel, un film franceinfo, a réuni plus de 7 millions de spectateurs en Corée et a pris la deuxième place au box-office en 2016.