Ouverture d'un musée Louis de Funès : sa petite-fille veut "perpétuer la mémoire" de son grand-père

Louis de Funès en 1974, à Paris
Louis de Funès en 1974, à Paris (AFP)

Un musée consacré à l'acteur ouvre ses portes mercredi 31 juillet à Saint-Raphaël (Var).

"On l'a fait pour le public", confie sur franceinfo Julia de Funès, philosophe et petite-fille de Louis de Funès, alors qu'un musée dédié au comédien ouvre mercredi 31 juillet à Saint-Raphaël, dans le Var, à proximité de Saint-Tropez. Le premier musée à la mémoire de l'acteur, situé au Cellier, en Loire-Atlantique, avait dû fermer en 2016, faute d'avoir eu les moyens de racheter les murs. 

franceinfo : Est-ce que c'est important pour vous d'avoir un lieu qui rende hommage au personnage et à l'immense carrière de votre grand-père ?

Julia de Funès : C'est important pour nous, pour la famille, mais c'est surtout pour le public. Nous l'avons fait pour le public, car l'intérêt est de perpétuer la mémoire de mon grand-père. Lors de la fermeture du premier musée, il y a eu des commentaires de milliers de gens sur Internet. C'est ce qui m'a énormément motivée pour réenclencher un projet de musée.

Il y avait de la frustration chez les fans ?

Et même de la colère. On recevait des messages assez désagréables, disant que la famille ne faisait rien, qu'on vendait tout. C'était totalement faux, mais la fermeture du musée est tombée à la même période que la mort de ma grand-mère, donc nous n'étions pas dans une dynamique pour réenclencher quelque chose. Finalement, c'est vraiment grâce à ces messages agréables de tristesse et désagréables de colère que j'ai décidé, avec ma famille, d'initier un nouveau projet.

Que trouvera-t-on dans ce musée ?

Beaucoup de choses : des effets personnels, des lettres, des objets, ses arts, des accessoires de films, des affiches, des costumes, etc. On y retrouvera surtout son esprit, c'est ce qui me semble le plus important. Les scénographes ont très bien saisi son esprit. C'est un musée qui sera à la fois très élégant, pudique, et non mortel ou sinistre. Ce ne sera pas dévitalisé. Il y a de la fantaisie, du divertissement, des animations. C'est un bon compromis.

On remontera même aux débuts de la carrière de Louis de Funès, lors qu'il était pianiste de cabaret.

C'est plus que ses débuts, ce sont les trois quarts de sa vie. Il a commencé le cinéma assez tardivement, donc c'est une énorme partie de sa vie qu'on y retrouve.

Vous êtes à nouveau en ligne