Les scènes d'amour au ciné rendent les ados plus précoces, selon une étude

Selon l\'étude, un tiers des films sortis entre 1998 et 2004 contiennent des scènes à caractère sexuel.
Selon l'étude, un tiers des films sortis entre 1998 et 2004 contiennent des scènes à caractère sexuel. (JUPITERIMAGES / GETTY IMAGES)

ETATS-UNIS - Des chercheurs américains ont montré qu'une heure de sexualité à l'écran multiplierait par cinq les chances de perdre sa virginité dans les six ans.

Les scènes de sexe au cinéma donneraient des idées aux adolescents. C'est le résultat d'une étude menée par des psychologues du Dartmouth College, dans le New-Hampshire (Etats-Unis). Les chercheurs sont très précis : une heure de sexualité à l'écran multiplierait par cinq les chances de perdre sa virginité dans les six ans.

Ce n'est pas tout. Non seulement les adolescents exposés à des contenus sexuels seraient plus précoces, mais ils auraient aussi moins peur : "Ils ont plus de partenaires sexuels et prennent plus de risques, explique au Telegraph le Dr Ross O'Hara. Ils sont par exemple moins susceptibles d'utiliser des préservatifs avec des partenaires sexuels occasionnels."

Sur 684 films, plus d'un tiers ont été classés comme "sexuels"

Pour mener à bien leur étude, publiée dans Psychological Science (lien en anglais), les chercheurs ont décortiqué 684 films sortis entre 1998 et 2004. En haut de la liste des films les plus sexuels, ils placent 40 jours et 40 nuits, un film où le beau Josh Hartnett, sous les traits de Matt Sullivan, tente de faire abstinence… et American Pie, qui raconte l'inverse : l'histoire d'un groupe de lycéens qui tentent de perdre leur virginité.  

Plus d'un tiers des films ont finalement été classés "sexuels". Même des films pour enfants, à l'instar d'Un mariage de princesse, l'histoire à l'eau de rose d'une adolescente et de ses amourettes sur fond d'apprentissage de son rôle de princesse. 

Les chercheurs ont demandé à 1 228 enfants âgés de 12 à 14 ans quels films ils avaient vus, puis les ont interrogés sur leur sexualité six ans plus tard. Fort de ses conclusions, Ross O'Hara suggère que "les parents doivent limiter les contenus à caractère sexuel que leurs enfants voient dans les films". 

Une recommandation qui a suscité des réactions plus ou moins hostiles. Dans un billet publié dans le Telegraph, Peter Mullen, prêtre anglican réactionnaire et provocateur, s'agace : "Les jeunes ne sont pas 'corrompus' par les films : ils sont corrompus tout court ! Je parle d'expérience car, croyez-le ou pas, j'ai été moi-même adolescent. Et à cette époque, c'est le bombardement hormonal !"

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