La Maison Blanche voit dans le piratage de Sony une "grave affaire de sécurité nationale"

Des caméras de sécurité en Californièe, près des studios Sony Pictures, le 18 décembre 2014.
Des caméras de sécurité en Californièe, près des studios Sony Pictures, le 18 décembre 2014. (DAMIAN DOVARGANES / AP / SIPA)

Washington n'attribue pas explicitement le piratage à Pyongyang.

Les sourcils froncés, Washington a les yeux rivés sur Pyongyang. Si le régime nord-coréen n'est pas explicitement dénoncé par la Maison Blanche, elle a qualifié le piratage de Sony Pictures de "grave affaire de sécurité nationale".

Refusant de désigner le régime autoritaire nord-coréen comme l'auteur de l'attaque, le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest s'est contenté d'ajouter que l'enquête du ministère de la Justice et de la police "progresse". Une source chez Sony a indiqué à l'AFP que la police fédérale (FBI) devrait faire une annonce ultérieurement jeudi et qu'"il semble" que la Corée du Nord ait commandité l'attaque.

Un "acte légitime" pour Pyongyang

Mercredi, Sony Pictures Entertainment (SPE) a décidé d'annuler la sortie de L'interview qui tue !, comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un. La veille, le groupe de pirates ayant revendiqué l'attaque informatique, le GOP, avait menacé de s'en prendre aux salles de cinéma et aux spectateurs, agitant le spectre du 11 septembre 2001. Le GOP avait promis des "représailles impitoyables" si le film sortait.

Le régime communiste a nié être à l'origine du piratage mais l'a qualifié d'"acte légitime".

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