La série "Succession" et les mémoires de Herbie Hancock : nos conseils pour se cultiver pendant le confinement

Le patriarche Logan Roy, entouré de son clan.
Le patriarche Logan Roy, entouré de son clan. (HBO)

Tous les jours, franceinfo vous propose des conseils culture pour se cultiver même par temps confiné, face au coronavirus. 

Pour passer le temps avec le confinement, franceinfo vous propose des conseils culture pendant cette période particulière de lutte contre le coronavirusChaque jour, nous vous conseillerons de la lecture, de la musique, des séries, des films ou même des visites virtuelles de musée. 

Une série : "Succession"

Succession suit les aventures, mais surtout les magouilles en tous genres de la famille Roy, à la tête d’un des plus gros conglomérats américains, officiant notamment dans les médias. Une série tout ce qu’il y a de plus acide, passionnante à suivre. Si une série devait ressembler à sa musique originale, ici celle du surdoué Nicholas Britell, alors Succession serait comme les quelques notes de son générique : virevoltante, féroce, enlevée.

Qu’avons-nous sous les yeux ? Un patriarche très conservateur, usé mais sans pitié, Logan Roy, à la tête de Waystar-Royco, conglomérat surpuissant officiant dans les médias, l’industrie, les parcs d’attraction… Face à lui, ses enfants pourris-gâtés pour la plupart, rêvant de le pousser vers la sortie. Tout n’est que cynisme, coups en douce, calculs mesquins, horreurs dites en famille… La famille Roy est complètement dysfonctionnelle, riche à milliards mais finalement très vulgaire dans ses immenses appartements new yorkais : Succession est une satire parfaite d’une Amérique dirigée par, justement, un héritier.

Donald Trump, mais aussi et surtout Rupert Murdoch et ses enfants, assis sur l’empire Fox, voici l’inspiration de cette série dont le tournage de la troisième saison devait commencer le mois prochain. Casting parfait, atmosphère sordide et humour noir, Succession a conquis en février le Golden Globe très convoité de la meilleure série dramatique. Phénomène aux Etats-Unis, peu connue en France, il est temps d’inverser la tendance.

Un documentaire : "Possibilities", la carrière de Herbie Hancock

Il a publié ses mémoires en 2004, intitulés Possibilities. En même temps, Herbie Hancock sortait sous le même titre, son 45e album, et un documentaire aujourd’hui visible sans problème sur internet. 

 Jeune pianiste prodige formé au classique, passionné de jazz et d’électronique, Herbie Hancock est repéré par le trompettiste Donald Byrd, propulsé par Miles Davis, mène une carrière fulgurante sur le label Blue Note avant de tout expérimenter, du funk synthétique au hip-hop, en passant par la pop music et Gershwin. Le fil conducteur de la carrière d’Herbie Hancock, c’est la versatilité, l’éclectisme, la capacité à adapter son talent à toutes les situations, tous les contextes.

Dans le documentaire Possibilities, on le voit ainsi au travail avec des chanteurs et chanteuses, parfois inattendus… Par exemple Annie Lennox, la voix d’Eurythmics, Sting ou encore le jeune guitariste John Mayer. Herbie Hancock justifie cet éclectisme : "Ma musique a toujours évolué. Je dirais que mon spectre s’est élargi. Pour moi ce sont comme des couleurs supplémentaires que je peux utiliser pour m’exprimer."

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À 79 ans aujourd’hui, Herbie Hancock est une légende qui a traversé un demi-siècle de jazz de la façon la plus naturelle qui soit, un être profondément optimiste, en lien permanent avec sa foi bouddhiste. À l’écrit ou dans ce documentaire, son récit fait du bien… mais un peu moins, tout de même, que sa musique.

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