Le 46e Festival de Deauville honore Barbet Schroeder pour l'ensemble de son œuvre

Le réalisateur français Barbet Schroeder en 2017.
Le réalisateur français Barbet Schroeder en 2017. (JOEL SAGET / AFP)

Le Prix du Festival de Deauville est remis chaque année à un cinéaste qui a franchi l’Atlantique pour réaliser au moins un film aux Etats-Unis.

Documentariste et réalisateur de fiction, le réalisateur à la double nationalité franco-iranienne Barbet Schroeder sera récompensé du Prix du Festival de Deauville qui se déroule du 4 au 13 septembre. Ce trophée récompense un cinéaste qui a  réalisé au moins un film outre-Atlantique. Barbet Schroeder a en effet mis en scène sept films aux Etats-Unis à partir de Barfly en 1987, dont Le mystère Von Bülow (1990) et JF partagerait appartement (1992).

De la Nouvelle vague à l’international

"Après Jacques Audiard (Les Frères Sisters), Olivier Assayas (Cuban Network), c’est Barbet Schroeder que nous honorerons pour cette 46e édition, non pas pour un film, mais pour l’ensemble de son œuvre américaine", a annoncé un communiqué du festival. Le réalisateur mènera à cette occasion une master-class, conduite par le critique de cinéma de Positif Philippe Rouyer.

La simple évocation du nom de Barbet Schroeder "fait surgir des images mythiques de la Nouvelle vague et des jeunes turcs des Cahiers du cinéma (les défenseurs de la Nouvelle vague, ndlr). Mais c’est aussi bien sûr aussi aux Films du Losange que l’on songe, société de production qu’il créée à 20 ans à peine pour produire les films d’Eric Rohmer et qui continue d’éclairer le paysage de la cinéphilie française aujourd’hui", poursuit le communiqué.

Le réalisateur est marqué par son internationalisme, comme artisan de nombreuses coproductions avec entre-autres l’Allemagne (More, 1969, son premier film), ou la Colombie pour La vierge des tueurs (2000).

Un film français et Fabrice Humbert récompensés

Un film français sera distingué à l’issue du festival, qui est consacré au cinéma indépendant américain. Composé de journalistes anglo-saxons, les jurés du Prix d’Ornano-Valenti, ont décidé de remettre leur prix au long métrage français Slalom, réalisé par Charlène Favier, qui était sélectionné à Cannes cette année. Le festival consacre en effet cette année une partie de sa programmation aux films privés de projection sur la Croisette en raison de la pandémie.

Enfin, un jury composé des journalistes et écrivains Ariane Bois Heilbronn, François Forestier, Éric Neuhoff, Patrick Poivre d’Arvor, Colombe Schneck et Laurent Seksik remettra le Prix littéraire Lucien-Barrière à Fabrice Humbert pour Le monde n’existe pas, publié aux éditions Gallimard.

Vous êtes à nouveau en ligne