VIDEO. "La société a tendance à diaboliser" les femmes faciles, estime Zahia Dehar

Zahia Dehar, le 20 mai 2019.
Zahia Dehar, le 20 mai 2019. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)
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Zahia Dehar est à l'affiche du nouveau film de Rebecca Zlotowski, "Une fille facile", sorti en salle mercredi 28 août.

Zahia Dehar a regretté mercredi 26 août sur franceinfo, que "la société [ait] tendance à diaboliser" les femmes faciles alors que la jeune femme de 27 ans tient le rôle principal du nouveau film de Rebecca Zlotowski, "Une fille facile". Un long-métrage inspiré de l'histoire personnelle de Zahia Dehar, ancienne escort-girl qui a défrayé la chronique en 2010 pour une affaire de moeurs impliquant plusieurs footballeurs.

Un rôle qu'elle a décroché grâce aux réseaux sociaux. "J'ai toujours admiré Rebecca Zlotowski en tant que réalisatrice, j'ai vu tous ses films", explique-t-elle, "un jour je me suis dit, autant suivre sur les réseaux sociaux des gens qu'on admire réellement et Rebecca Zlotowski en faisait partie".

Des personnages "bannis par cette société" 

Dans "Une fille facile", Zahia Dehar interprète Sofia, une jeune fille qui se sait attirante et qui en joue. "J'aime beaucoup cette définition d'une fille facile, pour moi ça représente la totale liberté", confie l'actrice à propos de son personnage. "Ca demande beaucoup d'efforts et de courage, c'est pour ça que j'admire le personnage de Sofia, elle a le courage de s'épanouir dans sa vie privée sans se soumettre à ces jugements", explique-t-elle, en ajoutant qu'elle aimerait "pouvoir avoir cette force et cette liberté pour [sa] vie personnelle".

YANN BERTRAND / FRANCEINFO / RADIO FRANCE

"Ce qui me plaît dans ce film, c'est qu'il y a un message extrêmement important, c'est que ce genre de personnage, comme Sofia, a toujours été banni par cette société. Elles ont toujours été montrées comme de mauvaises femmes, la société a tendance à les diaboliser et pour une fois le spectateur peut découvrir ces femmes comme elles sont, comme des êtres vivants avec des sensibilités, des émotions", conclut-elle.

Ecoutez l'interview de Zahia Dehar
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