César 2021 : revivez cette 46e cérémonie dominée par "Adieu les cons" et la colère du monde du cinéma

Jean-Pascal Zadi avec son César du meilleur espoir masculin pour \"Tout simplement noir\", le 12 mars 2021 à l\'Olympia à Paris, lors de la 46e édition de la cérémonie.
Jean-Pascal Zadi avec son César du meilleur espoir masculin pour "Tout simplement noir", le 12 mars 2021 à l'Olympia à Paris, lors de la 46e édition de la cérémonie. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'actrice Fathia Youssouf a été récompensée pour son rôle dans "Mignonnes", Jean-Pascal Zadi pour son rôle dans "Tout simplement noir".

Le sacre d'un absent. Pour la première fois de sa carrière, Albert Dupontel a remporté le César du meilleur film pour Adieu les Cons, vendredi 13 mars à l'Olympia. Cette comédie, qui a vu sa carrière en salle brisée par le deuxième confinement après avoir rassemblé 700 000 spectateurs en une semaine, a fait carton plein aux César avec sept récompenses, dont celle de la meilleure réalisation. Cette 46e édition de la cérémonie a été marquée par de nombreux messages adressés à la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour qu'elle défende le cinéma et plus largement le secteur culturel, victime de la crise du Covid-19.

Une cérémonie en petit comité, mais une cérémonie quand même. La 46e édition des César se tient dans un contexte de crise inédit, vendredi 12 mars, à partir de 21 heures à l'Olympia, à Paris. Une crise sanitaire d'abord. L'épidémie de Covid-19 a contraint les salles à fermer depuis de longs mois. Une fermeture sans perspective de réouverture, synonyme d'année noire pour le septième art. Une crise existentielle ensuite. Cette grand-messe du cinéma français est la première d'une institution renouvelée en profondeur après le scandale Polanski en 2020. 

Des César 2021 aux allures de crash-test pour l'Académie. Donnée pour moribonde, la cérémonie est de retour, avec Roschdy Zem en président et Marina Foïs en maîtresse de cérémonie. Ce ne sera "pas une soirée pour chouiner", a promis celle qui est épaulée à l'écriture par Blanche Gardin et Laurent Lafitte. Et d'ajouter, pleine d'ironie : "C'est quand même aux enterrements que l'on rit le plus."

Une cérémonie sur fond de crise sanitaire et économique. Le monde du cinéma désespère d'obtenir le moindre signal d'une réouverture des salles, un an après la première extinction des projecteurs, décidée pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Plusieurs centaines de films sont en souffrance, prêts à sortir.

Roselyne Bachelot attendue de pied ferme. La ministre de la Culture va-t-elle assister à cette cérémonie, où elle va à coup sûr être interpellée ? "Je serai à la 46e cérémonie des César", a assuré Roselyne Bachelot sur France Culture. "Ce sera un honneur et un plaisir que d'y être", a-t-elle poursuivi. La ministre de la Culture a dit toutefois "regretter" le manque de parité de cette édition.

La première édition de l'après-Polanski. Cette cérémonie est la première depuis la réforme engagée par l'Académie des César, après la tempête provoquée par la remise du prix du meilleur réalisateur à Roman Polanski, lors de la 45e cérémonie. Accusée d'opacité et d'entre-soi, l'institution a été profondément renouvelée, sous l'égide d'une toute nouvelle direction. Mais les nominations de cette 46e édition manquent encore de parité et de diversité.

Trois grands favoris. Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait d'Emmanuel Mouret fait la course en tête avec 13 nominations. Il devance d'une nomination Eté 85 de François Ozon, souvent nommé mais jamais récompensé. Adieu les cons d'Albert Dupontel complète le podium, ex aequo.

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