Musique. Gérard Depardieu (en)chante Barbara

Barbara et Gérard Depardieu au cours d\'une représentation de Lily Passion, à Tours en avril 1986.
Barbara et Gérard Depardieu au cours d'une représentation de Lily Passion, à Tours en avril 1986. (MAXPPP)

20 ans après la disparition de Barbara, l'acteur Gérard Depardieu, reprend en ce moment à Paris les plus grands titres de la chanteuse.

Un véritable moment de grâce jeudi 9 février au théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. Les chansons de Barbara ont ému une salle conquise par les mots et leur interprète exceptionnel : Gérard Depardieu. Le comédien, ami de la chanteuse décédée il y a 20 ans, s’est lancé dans cette aventure étonnante et profondément émouvante, qui s’accompagne d’un album qui sort vendredi 10 février.

Aussi imposant qu’elle était frêle

Gérard Depardieu est aussi profondément acteur, que Barbara était chanteuse. Tout de noir vêtu, bien sûr, il s’est fait messager de Barbara, son amie, avec laquelle il était monté sur scène pour le conte musical "Lily Passion" il y a 30 ans. Depardieu tendu, tremblant parfois, profondément ému.

L’émotion, au centre de l’arène des Bouffes du Nord, comme dans les yeux et la voix de Depardieu. Chanteur, conteur, poète, on ne sait plus vraiment, il fait comme il l’entend. Au piano, Gérard Daguerre. Il a accompagné Barbara pendant 17 ans : "C'était pour moi le seul qui pouvait légitimer cet héritage des chansons de Barbara, en tout cas avec moi, dans cette vérité-là, avec tout son amour et sa sensibilité".

Un spectacle et un album
Les deux Gérard ont fait de leur passion un album (chez Because Music), enregistré chez Barbara à Précy-sur-Marne (Seine-et-Marne), raison valable pour monter un spectacle. Le jeu de Depardieu met en valeur les mots, sans faux pas ni excès. Dans le public, comme chez Gérard Daguerre, ce sentiment d’avoir adoubé un immense comédien redevenu le disciple d’une icône : "Il y a de l'électricité dans l'air".


Emotion, emballement, rappels et fleurs jetées sur scène. Et comme Depardieu reste Depardieu, c’est dans un grand éclat de rire qu’il conclut, en Russe, une soirée intense : "Spasiba Bolchoï", traduisez : merci beaucoup.

Les représentations se poursuivent aux Bouffes du Nord jusqu'au 18 février.

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