Cinéma : ce qu'il faut retenir de la cérémonie des Golden Globes

Isabelle Huppert brandit sa statuelle de la meilleure actrice lors de la cérémonie des Golden Globes, le 8 janvier 2017, à Beverly Hills, en Californie (Etats-Unis).
Isabelle Huppert brandit sa statuelle de la meilleure actrice lors de la cérémonie des Golden Globes, le 8 janvier 2017, à Beverly Hills, en Californie (Etats-Unis). (JOSHUA BLANCHARD / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La Française Isabelle Huppert a été sacrée meilleure actrice pour son rôle dans "Elle" de Paul Verhoeven. Plusieurs acteurs, dont Meryl Streep, ont profité de la cérémonie pour s'en prendre au président élu Donald Trump. 

Du strass, des paillettes et de la politique. La cérémonie des Golden Globes, qui s'est déroulée dimanche 8 janvier à Beverly Hills, a vu le sacre de la Française Isabelle Huppert, l'attribution de sept récompenses à la romance La La Land, et les mises en garde du tout-Hollywood au président élu Donald Trump, qui succédera le 20 janvier à Barack Obama. Franceinfo revient sur ce qu'il faut retenir de ce grand raout hollywoodien.

Isabelle Huppert consacrée

A 63 ans, Isabelle Huppert a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique, pour son rôle de femme violée dans Elle du Néerlandais Paul Verhoeven. Elle a évidemment bondi de joie à cette annonce :

REUTERS

Sa victoire a été d'autant plus remarquée que sa principale rivale, Natalie Portman, était donnée favorite avec son interprétation de Jackie Kennedy dans Jackie.

Le succès de l'actrice française aux Golden Globes lui laisse à présent espérer une nomination aux Oscars. Quant à Paul Verhoeven (Basic Instinct, Total Recall...), il a décroché avec Elle le Globe du meilleur film étranger.

"La La Land" multirécompensé

Romance entre une aspirante actrice et un musicien, La La Land partait favori de la soirée avec sept nominations. Il les a toutes gagnées, établissant un record de prix pour un film : meilleure comédie, meilleur scénario, meilleur metteur en scène pour son auteur-réalisateur Damien Chazelle, meilleur acteur et meilleure actrice dans une comédie, meilleures musique et chanson originales. "La ville des lumières n'a jamais brillé avec autant d'éclat", a commenté l'équipe du film sur Twitter.

Ses deux interprètes Emma Stone et Ryan Gosling, qui chantent, dansent et font des claquettes dans les plus beaux lieux de Los Angeles, ont été primés. "C'est un film pour ceux qui rêvent", s'est réjouie Emma Stone, vêtue d'une robe brodée d'étoiles argentées, en recevant sa statuette. 

Le compositeur de la bande originale, Justin Hurwitz, et ceux de la chanson City of Stars, interprétée par Ryan Gosling, ont été récompensés pour une musique qui fait valser les acteurs dans les étoiles comme dans les embouteillages.

Donald Trump défié

Les Golden Globes ont aussi donné aux stars d'Hollywood une tribune (mondiale) pour exprimer leur désaccord avec Donald Trump sur l'immigration. Le présentateur de la soirée, Jimmy Fallon, a d'abord fait allusion, sur un mode humoristique, aux difficultés du président élu à obtenir des têtes d'affiche pour sa cérémonie d'investiture.

Mais Meryl Streep est allée beaucoup plus loin. "Hollywood croule sous les gens venus d'ailleurs et les étrangers, a expliqué l'actrice, qui a reçu le prix Cecil B. DeMille pour l'ensemble de sa carrière. Si vous les mettez tous dehors, vous n'aurez plus rien à regarder que du football américain et des arts martiaux mixtes, qui ne sont pas de l'art."

Elle a aussi évoqué la façon dont Donald Trump s'était moqué du handicap d'un journaliste du New York Times. "L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence, a-t-elle déploré. Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants." Son allocution, où le nom de Trump n'a pas été prononcé, a "laissé tout le monde sans voix", raconte le Huffington PostVoici l'extrait du discours (en anglais) diffusé par les Golden Globes :

"Il y a des gens du monde entier dans cette salle, de Chine, d'Amérique, d'Europe. N'attendez pas du cinéma qu'il dresse des murs et des frontières", a conclu, un peu plus tard, Isabelle Huppert, sur le même registre.

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