65e festival de Cannes : et les premiers primés sont...

L\'acteur Albert Dupontel mué en punk dans le film \"Le Grand Soir\", de Benoît Delépine et Gustave Kervern, présenté à la sélection cannoise Un certain regard.
L'acteur Albert Dupontel mué en punk dans le film "Le Grand Soir", de Benoît Delépine et Gustave Kervern, présenté à la sélection cannoise Un certain regard. (FTVI)

Il n'y a pas que la Palme d'or à Cannes, d'autres prix sont également décernés. Petit bilan des palmarès parallèles, avant la remise du trophée suprême, dimanche soir.

Il n'y a pas que la Palme d'or à Cannes. A l'occasion du festival, d'autres prix sont également décernés. Deuxième juy officiel du festival, la sélection Un certain regard, présidée cette année par l'acteur et réalisateur britannique Tim Roth, a ainsi décerné son prix samedi 26 mai au réalisateur mexicain Michel Franco pour Despues de Lucia, un film puissant sur la barbarie imposée à une collégienne souffre-douleur.

"Je ne me suis jamais dit que j'allais faire un film sur la violence à l'école", commente son réalisateur. "Mais la violence aujourd'hui est partout, pas seulement dans les écoles, mais aussi au travail, dans les rues, dans les maison". Michel Franco a également affirmé que le niveau de violence dans son pays s'apparentait à une sorte de guerre civile. Une sortie française est prévue pour son film, selon une source proche de la production.

L'équipe de Groland primée par le jury Un certain regard

Le jury, également composé de l'actrice Leïla Bekhti ou de la réalisatrice et productrice Tonie Marshall, a également décerné un Prix spécial du jury au duo déjanté formé par Benoît Delépine et Gustave Kervern pour leur film Le Grand Soir dans lequel jouent Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel. Ce long métrage punk, réalisé par deux figures de l'émission Groland, sur Canal+, plonge dans l'univers des laissés pour compte de la société, dans un éloge hilarant de la Révolution rythmé par le rock des Wampas.

Deux prix d'interprétation féminine ont également été remis : l'un est revenu à l'actrice québécoise Suzanne Clément pour sa performance dans Laurence Anyways, de Xavier Dolan, 23 ans, qui était pour la troisième fois en sélection officielle à Cannes. L'autre a salué le jeu de l'actrice belge Emilie Dequenne en mère infanticide dans A perdre la raison, du réalisateur Joachim Lafosse. Enfin, une Mention spéciale du Jury a été remise à Djeca (Enfants de Sarajevo) de la réalisatrice bosnienne Aida Begic. Le film raconte une génération d'enfants de la guerre marginalisés dans une société en transition.

 

Voici les autres principales récompenses qui ont été décernées avant la Palme d'or :

• Le Grand Prix "Nespresso" de la 51e Semaine de la critique (qui ne retient que des premiers et deuxièmes films) a été décerné au réalisateur espagnol Antonio Mendez Esparza pour son premier long métrage Aqui y alla (Ici et ailleurs). L'histoire raconte la vie de Pedro, revenu auprès de sa femme et de ses filles au Mexique après une longue période de travail dans des restaurants à New York. Le cinéaste et président du jury, Bertrand Bonello, a salué une œuvre "qui par sa narration, passe du documentaire à la fiction, qui impressionne sans chercher à nous impressionner".

• Le prix SACD a été remis au premier long-métrage de l'Israélien Meni Yaesh, Les Voisins de Dieu, qui plonge dans l'intégrisme religieux en Israël.

Le Prix de le jeunesse, parrainé par l'humoriste Thomas Ngijol, est allé à Holy Motors de Leos Carax. Remis chaque année depuis 1982, ce prix avait récompensé La Piel que habito de Pedro Almodovar et Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin. 

Le Prix Regard Jeune, remis à un film de la sélection Un certain regard, a été remis à Les bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin. 

La Queer Palm 2012, qui récompense un film de la sélection cannoise évoquant des sujets relatifs à l'homosexualité et au genre, a été décernée à Laurence Anyways, long métrage du Canadien Xavier Dolan présenté dans la sélection Un certain regard.

Le prix Révélation "France 4" revient au Bulgare Ilian Metev pour son documentaire Sofia's Last Ambulance, qui montre le quotidien d'une équipe de secouristes en butte à la décrépitude du système de santé bulgare.

Le prix Canal+ revient à Circle Line de la Sud-Coréenne Shin Suwon, filmé dans le métro à Séoul. L'histoire d'un père de famille qui cache son récent licenciement en y passant ses journées.

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