"American Honey", un road movie qui s'égare un peu

Veronica Ezell (à gauche) et Sasha Lane (à droite) dans le film \"American Honey\", sorti le 8 février 2017 
Veronica Ezell (à gauche) et Sasha Lane (à droite) dans le film "American Honey", sorti le 8 février 2017  (HOLLY HORNER)

Le film "American Honey", avec Shia LaBeouf et Sasha Lane, sort en salles mercredi. Cette plongée dans une jeunesse paumée de l'Amérique profonde offre quelques moments forts... mais en avait encore sous la semelle.

C'est l'Amérique profonde qui est au cœur d'American Honey. Recompensé du prix du jury au Festival de Cannes 2016, le film de la réalisatrice Andrea Arnold, qui sort en salles mercredi 8 février, donne à voir le choc entre une jeunesse blanche sans repères et une Amérique tout aussi blanche, conservatrice et qui n'a rien pour faire rêver.

Jeunesse paumée et duo amoureux

Mis à part l'acteur Shia LaBeouf, le casting est amateur, sauvage, débordant d'énergie. Une bande de gamins tatoués, qui carbure à l'alcool, la drogue et aux rapports de force, nous embarque dans un van, destination les États du Midwest, chers à Donald Trump. Cette équipée sillonne les routes pour vendre des abonnements à des revues, tâche ingrate et concurrence féroce, sous la houlette d'une chef tyrannique et charismatique.

Le film se concentre sur l'histoire d'amour naissante entre Jake, le personnage de Shia LaBeouf, et la lumineuse Star, incarnée par Sasha Lane, une ancienne serveuse de restaurant "tex-mex" propulsée sur grand écran. Leur histoire est passionnelle... et évidemment dérape.

De la tendresse à la violence, le film attrape des moments forts mais s'égare trop souvent dans des répétitions. Dommage... Le groupe est sous-utilisé au profit du duo amoureux. Cette jeunesse paumée, le "miel de l'Amérique", en avait encore sous la semelle.

"American Honey" : la critique de Thierry Fiorile
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