"#MeToo" : "C'est important que l'on entende toutes les voix", déclare Isabelle Huppert

Isabelle Huppert lors de la cérémonie des Golden Globes, le 7 janvier 2018, à Beverly Hills (Etats-Unis). 
Isabelle Huppert lors de la cérémonie des Golden Globes, le 7 janvier 2018, à Beverly Hills (Etats-Unis).  (VALERIE MACON / AFP)

L'actrice française, célèbre aux Etats-Unis, a expliqué au "Hollywood Reporter" son point de vue sur le mouvement, alors que la tribune signée, entre autres, par Catherine Deneuve sur "la liberté d'importuner" a surpris outre-Atlantique.

"Que nous ayons différentes opinions en France ne signifie pas que nous ne sommes pas solidaires avec le mouvement. C'est important que l'on entende toutes les voix. Qu'il n''y ait d'excès de zèle de la part d'aucun camp." Dans un entretien avec The Hollywood Reporter (lien en anglais), mardi 23 janvier, Isabelle Huppert, a voulu apporter un avis nuancé sur la perception du mouvement "#MeeToo" (#BalanceTonPorc en français) de part et d'autre de l'Atlantique. 

Interrogée sur la polémique qui a suivi la publication, début janvier dans Le Monde, d'une tribune de 100 femmes, dont Catherine Deneuve, défendant la "liberté d'importuner" dont jouissent les hommes, Isabelle Huppert a donné son sentiment sur la polémique. 

Donner une voix "à celles qui n'avaient pas la possibilité de s'exprimer"

Vêtue de noir lors de la cérémonie des Golden Globes, en solidarité avec les actrices à l'origine du mouvement Time's Up, qui promeut la parité et vient en aide aux victimes d'agressions sexuelles, la comédienne française s'est réjouie de cette évolution culturelle, aussi bien à Hollywood que dans le cinéma français : "Bien sûr que c'est très bien, particulièrement parce que cela donne une voix à celles qui n'avaient pas la possibilité de s'exprimer", a ajouté l'actrice qui présente le film Happy End, de l'Autrichien Michael Haneke.

"Ce qui compte, c'est que le mouvement ne reste pas confiné à l'industrie du spectacle, mais qu'il s'étende aux autres milieux", a indiqué l'actrice, espérant des avancées pour "les femmes de toutes les classes et professions." 

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