Affaire Harvey Weinstein : l'ancien producteur a trouvé un accord financier pour régler tous ses procès au civil, selon la presse américaine

L\'ancien producteur de cinéma Harvey Weinstein arrive à la Cour suprême de l\'Etat de New York, le 26 avril 2019, pour une audition.
L'ancien producteur de cinéma Harvey Weinstein arrive à la Cour suprême de l'Etat de New York, le 26 avril 2019, pour une audition. (DON EMMERT / AFP)

Un tel accord, qui n'a pas encore été signé, ne concerne pas les poursuites pénales contre Harvey Weinstein, inculpé pour les viols de deux femmes.

Une partie des suites judiciaires de l'affaire Harvey Weinstein vont se régler par un accord financier, affirment le New York Times et le Wall Street Journal, jeudi 23 mai. Selon les deux quotidiens américains, l'ancien producteur a trouvé un accord pour régler les poursuites au civil le concernant, qui impliquerait le versement de 44 millions de dollars. L'accord n'a pas encore été signé.

Selon le New York Times, qui cite trois sources proches du dossier, environ 30 de ces 44 millions de dollars seraient répartis entre un certain nombre de victimes d'Harvey Weinstein, des créanciers de sa maison de production et d'anciens employés. 

L'accord amiable couvrirait aussi une procédure entamée par le procureur de l'Etat de New York, qui visait notamment à s'assurer que les victimes présumées seraient bien indemnisées.

Un procès au pénal prévu en septembre

Depuis octobre 2017, plus de 80 femmes ont accusé publiquement Harvey Weinstein, 67 ans, ex-patron des prestigieux studios Miramax, de les avoir violées, sexuellement agressées ou harcelées. Aux Etats-Unis, le harcèlement sexuel est passible de poursuites au civil mais pas au pénal, explique le journal.

Un tel accord n'exempterait pas Harvey Weinstein des poursuites pénales qui le visent. Il a été inculpé en 2018, notamment pour viol, pour des faits commis en 2006 et 2013 à l'encontre de deux femmes différentes, et risque la prison à perpétuité. Il doit être jugé en septembre, et plaide non-coupable.

Sollicitée par l'AFP, la porte-parole d'Harvey Weinstein s'est refusée à tout commentaire.

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