Festival d'Angoulême : les auteurs de BD manifestent contre la précarisation de la profession

Des manifestants, dont de nombreux auteurs de BD, dénoncent la \"précarisation\" de la profession à Angoulême (Charente), le 31 janvier 2020.
Des manifestants, dont de nombreux auteurs de BD, dénoncent la "précarisation" de la profession à Angoulême (Charente), le 31 janvier 2020. (YOHAN BONNET / AFP)

Pendant une heure, les auteurs ont symboliquement "posé le crayon" et suspendu leur participation au festival, quittant les séances de dédicaces.

Plus de 500 personnes ont manifesté, vendredi 31 janvier à Angoulême (Charente), pour dénoncer la "précarisation" des métiers de la bande dessinée. Une majorité d'auteurs, d'éditeurs de BD, mais aussi nombre de lecteurs ont pris part au rassemblement, organisé à l'occasion du festival international de BD. Pendant une heure, les auteurs ont symboliquement "posé le crayon" et suspendu leur participation au festival, quittant les séances de dédicaces qui en sont des moments forts. Lors de ce "débrayage", ils se sont rassemblés autour du buste de Hergé dans le centre-ville, a constaté l'AFP.

Les manifestants, parmi lesquels Catherine Meurisse ou Jul, ont défilé en un cortège paisible vers la mairie, où une assemblée générale s'est tenue en fin de journée. En cours de manifestation, certains auteurs réalisaient des dessins qu'ils tendaient aux policiers.

"Plus de 30%" des auteurs "en dessous du seuil de pauvreté"

Les auteurs et autrices, par l'intermédiaire de la présidente du jury du Festival, Marion Montaigne, ont déclaré qu'ils seraient "très vigilants". Ils attendront notamment des suites concrètes de la part du ministère de la Culture au rapport Racine, qui propose une série de pistes pour améliorer la situation économique et sociale des professionnels de la BD.

Dans une lettre ouverte publiée cette semaine, coïncidant avec la venue à Angoulême du président Emmanuel Macron, le collectif Auteurs et autrices en action a affirmé que les professionnels de BD étaient "les lésés du miracle économique de l'édition". Il a notamment indiqué que "plus de 50% des autrices et auteurs professionnels sont en dessous du smic, plus de 30% en dessous du seuil de pauvreté".

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