L’enfance et les émotions au cœur des estampes urbaines de la graveuse Olivia Paroldi

Les estampes urbaines d\'Olivia Paroldi, artiste graveuse.
Les estampes urbaines d'Olivia Paroldi, artiste graveuse. (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3)

Pénétrez dans l’atelier de cette artiste cannoise dont certaines œuvres éphémères ornent les murs des villes.

Diplômée de l’École Estienne à Paris, Olivia Paroldi est graveuse et street artiste. Ses estampes éphémères habillent les murs des villes, à Cannes où elle travaille, à Paris mais aussi à l’étranger. Elle nous a ouvert les portes de son atelier pour évoquer son travail et ses sources d’inspiration, l’enfance, la construction de soi et les émotions liées au passage du temps.

L’enfant est le symbole de la contradiction humaine, il représente à la fois la fragilité, l’innocence mais également l’espoir pur, la force de croire que tout est possible.Olivia ParoldiIllustratrice et graveuse

Et Olivia Paroldi de poursuivre en expliquant en quoi l'enfant est, pour elle, source d'inspiration : "D’un point de vue graphique, les plus jeunes n’ont pas encore le visage modelé par les conventions, leurs émotions sont lisibles sur leur peau et dans leur regard."

"Les Enfants de l’Exil"

Comme beaucoup, Olivia Paroldi a été touchée par les migrants fuyant la guerre ou des conditions de vie inhumaines. Et là encore le sort des plus jeunes est au cœur de sa réflexion d’artiste dans sa série d’estampes urbaines baptisée Les Enfants de l’Exil débutée en 2017. Des images poétiques d’enfants qu’elle colle dans les rues des villes, ici et ailleurs.

Au printemps dernier, l’artiste a signé une série intitulée Et nous aurons des bateaux de papier. Des estampes collées le long du canal Saint-Martin, celui de l’Ourcq ou encore au bassin de la Villette, évoquant les fragiles embarcations sur lesquelles s’entassent les réfugiés pour traverser la Méditerranée.

Estampes urbaines d\'Olivia Paroldi
Estampes urbaines d'Olivia Paroldi (CAPTURE D'ÉCRAN FRANCE 3)

Olivia Paroldi exposera courant novembre et jusqu'en mai 2020 au Centre d'art contemporain Les Pénitents Noirs à Aubagne. Renseignements sur le site du centre

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