Réouverture réussie pour le musée des Beaux-Arts de Dijon qui a accueilli 100 000 visiteurs

Le Palais des ducs de Bourgogne, qui abrite le musée des Beaux-Arts de Dijon, à sa réouverture en juin 2019, après plus de dix ans de travaux
Le Palais des ducs de Bourgogne, qui abrite le musée des Beaux-Arts de Dijon, à sa réouverture en juin 2019, après plus de dix ans de travaux (MANUEL COHEN / MANUEL COHEN / AFP)

Touristes et Dijonnais sont nombreux à visiter le musée des Beaux-Arts de Dijon, qui a rouvert ses portes à la mi-mai après d'importants travaux.

Le musée des Beaux-Arts de Dijon a déjà accueilli 100 000 visiteurs depuis sa réouverture le 17 mai 2019. L'établissement, installé depuis 1799 dans l'ancien Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne, était en travaux deuis 2008, pour une lourde restructuration, "véritable sauvetage (d'un) élément historique en péril", selon les mots de son directeur David Liot.

Les Américains et les Belges sont nombreux mais les visiteurs français sont largement majoritaires (84%), et notamment les Dijonnais, "curieux de voir le résultat de la métamorphose" et venus en très grand nombre, assure David Liot.

Le succès du musée fait le grand bonheur des commerçants de la région, qui se réjouissent des bonnes répercussions de l'affluence depuis le mois de mai. La renommée de l'établissement explose également grâce à l'exposition de l'artiste contemporain d'origine chinoise Yan Pei-Ming, qui l'a inauguré.

Le parcours complètement revu

Toute l'organisation du palais a été revue : le parcours labyrinthique de l'ancien musée a fait place à une déambulation plus fluide. L'un des changements majeurs est l'incorporation plus poussée de la Tour de Barre au parcours de visite. Cet "épicentre du palais", autrefois indépendant et qui se visitait de manière verticale, est maintenant accessible depuis les galeries principales et se visite "strate par strate".

Pour restaurer les bâtisses classées monuments historiques, l'idée était de préserver un maximum d'éléments anciens du musée et de les mettre en valeur. Et si l'enveloppe a connu un grand coup de neuf, près de 1 000 oeuvres ont aussi bénéficié d'une restauration, légère ou fondamentale, pour un montant avoisinant les 5 millions d'euros (1 500 pièces sont exposées).

Les talents régionaux mis en valeur

Parmi les oeuvres toilettées, une attention particulière a été donnée à celles de talents régionaux, afin de les faire connaître : Jean Auguste Dampt, Félix Trutat ou encore Alphonse Legros.

Suivant un ordre globalement chronologique, la nouvelle visite commence au rez-de-chaussée par les collections antiques et finit au troisième étage par la donation Granville, qui fait la part belle à l'École de Paris des années 1950. Les tombeaux des Ducs de Bourgogne sont installés dans les salles médiévales.

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