Premier festival : quatre "Récits photographiques" dans l'antre de l'abbaye de Silvacane

Les premiers récits photographiques de l\'abbaye de Silvacane racontent quatre voyage en images, comme l\'univers poétique et drôle de  Riitta Ikonen et Karoline Hjorth
Les premiers récits photographiques de l'abbaye de Silvacane racontent quatre voyage en images, comme l'univers poétique et drôle de  Riitta Ikonen et Karoline Hjorth ( Riitta Ikonen et Karoline Hjorth)

L'abbaye de Silvacane à La Roque d'Anthéron (Bouches-du-Rhône) accueille jusqu'au 30 septembre 2017 son premier festival de "Récits Photographiques". Quatre projets, menés par cinq photographes internationaux - Hélène David, Ritta Ikonen et Karoline Hjorth formant un duo, Corey Arnold et Amy Friend - donnent leur vision singulière du monde. Au menu du voyage : l'engagement, la poésie, l'humour.

Hélène David souhaite aujourd’hui interroger les différentes façons dont les humains entrent en relation avec le vivant, plus particulièrement les animaux. La série Les confins sauvages, en cours, explore l’imaginaire et les représentations du sauvage en Méditerranée. \"La relation que l\'on entretient avec le territoire est fragile\" - Hélène David
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Hélène David souhaite aujourd’hui interroger les différentes façons dont les humains entrent en relation avec le vivant, plus particulièrement les animaux. La série Les confins sauvages, en cours, explore l’imaginaire et les représentations du sauvage en Méditerranée. "La relation que l'on entretient avec le territoire est fragile" - Hélène David
Hélène David
\"C\'est un travail de révélations, j\'invite le spectateur à vivre les calanques comme un espace onirique. C\'est un territoire qui peut nous renvoyer à l\'Antiquité aux grandes figures mythologiques\" Hélène David
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"C'est un travail de révélations, j'invite le spectateur à vivre les calanques comme un espace onirique. C'est un territoire qui peut nous renvoyer à l'Antiquité aux grandes figures mythologiques" Hélène David
Hélène David
 Au cours de quatre cycles, la mer, les bêtes et les hommes dialoguent dans un microcosme vivant et enchanté, instable et fragile.
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 Au cours de quatre cycles, la mer, les bêtes et les hommes dialoguent dans un microcosme vivant et enchanté, instable et fragile.
Hélène David
Riitta Ikonen, artiste contemporaine finlandaise, travaille sur la conception de costumes, la performance photographique et l’art postal, ainsi que sur des projets collectifs. Karoline Hjorth est une photographe et journaliste norvégienne. Elle travaille “ici et là, de préférence partout”. Riitta et Karoline collaborent depuis 2011, après s’être rencontrées lors d’une résidence à Sandnes, en Norvège.
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Riitta Ikonen, artiste contemporaine finlandaise, travaille sur la conception de costumes, la performance photographique et l’art postal, ainsi que sur des projets collectifs. Karoline Hjorth est une photographe et journaliste norvégienne. Elle travaille “ici et là, de préférence partout”. Riitta et Karoline collaborent depuis 2011, après s’être rencontrées lors d’une résidence à Sandnes, en Norvège.
Riitta Ikonen & Karoline Hjorth
\"Eyes as big as plates\" met en scène avec humour des personnes âgées du monde entier au coeur de la nature
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"Eyes as big as plates" met en scène avec humour des personnes âgées du monde entier au coeur de la nature
Riitta Ikonen & Karoline Hjorth
En tant que participants actifs dans notre société contemporaine, ces seniors encouragent la redécouverte d’un groupe démographique trop souvent étiqueté comme marginalisé ou même comme un cliché stéréotypé.
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En tant que participants actifs dans notre société contemporaine, ces seniors encouragent la redécouverte d’un groupe démographique trop souvent étiqueté comme marginalisé ou même comme un cliché stéréotypé.
Riitta Ikonen et Karoline Hjorth
“Lorsque l’économie a dégringolé en 2002, et que les commandes photo sont devenues rares, j\'ai décidé de partir vers le nord et de retourner pêcher en Alaska. J’ai décroché un emploi de matelot à bord d’un chalut. J’ai passé sept hivers à bord du f/v Rollo et documenté l’expérience.\" Corey Arnold
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“Lorsque l’économie a dégringolé en 2002, et que les commandes photo sont devenues rares, j'ai décidé de partir vers le nord et de retourner pêcher en Alaska. J’ai décroché un emploi de matelot à bord d’un chalut. J’ai passé sept hivers à bord du f/v Rollo et documenté l’expérience." Corey Arnold
Corey Arnold
\"Largement considéré comme l’un des jobs les plus dangereux du monde, nous avons enduré des vagues allant jusqu’à quarante pieds, et une succession apparemment sans fin de nuits sans sommeil, traînant régulièrement 800 livres de crabe sur le pont gelé. Je gardais deux appareils sur ma couchette, enveloppés dans des sacs Ziploc et du ruban adhésif, photographiant entre le travail et le sommeil.”
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"Largement considéré comme l’un des jobs les plus dangereux du monde, nous avons enduré des vagues allant jusqu’à quarante pieds, et une succession apparemment sans fin de nuits sans sommeil, traînant régulièrement 800 livres de crabe sur le pont gelé. Je gardais deux appareils sur ma couchette, enveloppés dans des sacs Ziploc et du ruban adhésif, photographiant entre le travail et le sommeil.”
Corey Arnold
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Corey Arnold
\"Dare alla luce” est une série pour laquelle Amy Friend mélange vieux clichés familiaux et photos récupérées dans des brocantes.
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"Dare alla luce” est une série pour laquelle Amy Friend mélange vieux clichés familiaux et photos récupérées dans des brocantes.
Amy Friend
Avec ce projet, Amy Friend interroge la qualité fragile de l’objet photographique, mais aussi la fragilité de nos vies, de notre histoire.
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Avec ce projet, Amy Friend interroge la qualité fragile de l’objet photographique, mais aussi la fragilité de nos vies, de notre histoire.
Amy Friend
La photographie permet à Amy Friend d’explorer la relation entre visible et non visible. Les notions d’histoire, de mémoire, de temps sont autant de sources d’inspiration. Sa famille et leurs histoires sont rapidement apparues dans ses photos : qui sont ces gens ? Quelles sont leurs histoires ? Quel est leur part de secret ?
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La photographie permet à Amy Friend d’explorer la relation entre visible et non visible. Les notions d’histoire, de mémoire, de temps sont autant de sources d’inspiration. Sa famille et leurs histoires sont rapidement apparues dans ses photos : qui sont ces gens ? Quelles sont leurs histoires ? Quel est leur part de secret ?
Amy Friend

Raconter des histoires en images

Lorsqu'elles décident de mettre en place ce projet, les quatre organisatrices souhaitent avant tout raconter des histoires en images. Issues du monde de la photo et de l'iconographie, elles choisissent une dizaine d'artistes pour qui elles ont un véritable coup de coeur. Au final, il en reste quatre. Si les quatre projets explorent des territoires artistiques et géographiques différents, la déambulation dans le cloître de l'abbaye est néanmoins fluide.

"Le point commun de ces photographes, c'est un récit ancré dans une réalité avec une vision légère ou poétique sur des thématiques hostiles ou compliquées", explique France Keiser, de l'Association Photo Lub et organisatrice du festival.
 
Reportage : R. Papin / V. Bour / M. Morand
Après cette première expérience positive, les quatre organisatrices du festival "Récits photographiques" souhaitent poursuivre l'aventure l'année prochaine. Restent à convaincre les financiers et les partenaires pour obtenir des subventions. 
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