Jean-Philippe Charbonnier ou le regard d'un photographe humaniste au Pavillon Populaire de Montpellier

Jean-Philippe Charbonnier Au supermarché, New-Rochell, États-Unis (RHA001613), 1958
Jean-Philippe Charbonnier Au supermarché, New-Rochell, États-Unis (RHA001613), 1958 (JEAN-PHILIPPE CHARBONNIER / GAMMA-RAPHO)

Jusqu'au 19 avril 2020, le Pavillon Populaire présente une exposition hommage à ce grand photographe français issu de l’école humaniste de Paris. 

Durant toute sa carrière, Jean-Philippe Charbonnier (1921-2004) a parcouru le monde avec son appareil photo. Journaliste, photographe tout-terrain, raconteur d'histoires, il aimait capter les visages et les regards de ceux qu'il croisait.

Pour la première fois, les grands reportages et photographies couleur de l'artiste humaniste sont présentés au public au Pavillon Populaire de Montpellier. Deux cents clichés à découvrir jusqu'au 19 avril 2020.

Retrouver la joie après la guerre

C'est au sortir de la Seconde Guerre mondiale que Jean-Philippe Charbonnier prend véritablement son envol photographique. Après le confit, il cherche à rendre à l'Homme le bon côté des choses, l'amour, le bonheur, la joie et la bonne humeur. 

Jean-Philippe Charbonnier La piscine d\'Arles (RH011175), 1975
Jean-Philippe Charbonnier La piscine d'Arles (RH011175), 1975 (JEAN-PHILIPPE CHARBONNIER / GAMMA-RAPHO)

Photographe humaniste à travers le monde

Dans la lignée de Doisneau, Cartier-Bresson ou encore de Boubat, Jean-Philippe Charbonnier est très engagé socialement et habité d'une profonde tendresse envers ceux qu'il photographie. Il a voyagé dans les endroits les plus isolés autant que dans les plus grandes villes du monde, de l’Alaska à New York, de l’île de Sein à Kyoto, du désert du Sahara aux supermarchés américains.

Partout, son regard rencontre celui des gens qu’il photographie et ce, même au milieu d’une foule. "Il a fait un travail sur sa propre humanité et sur l'humain qui était face à lui partout dans le monde", explique Isabelle Marsala, déléguée à la Culture de la ville de Montpellier. 

Jean-Philippe Charbonnier La machine à coudre, Koweit (RH019050), 1955
Jean-Philippe Charbonnier La machine à coudre, Koweit (RH019050), 1955 (JEAN-PHILIPPE CHARBONNIER / GAMMA-RAPHO)

Montrer l'immontrable

En 1950, Jean-Philippe Charbonnier commence à travailler pour le magazine illustré Réalités qui l'envoie couvrir des sujets de société à l'étranger ou en France. Parmi eux, un long format sur les hôpitaux psychiatriques français. Son regard à la fois empathique et juste sur les patients marque l'opinion et oblige l'institution à améliorer les conditions d'hospitalisation.

Jean-Philippe Charbonnier Hôpital psychiatrique, 1954
Jean-Philippe Charbonnier Hôpital psychiatrique, 1954 (JEAN-PHILIPPE CHARBONNIER / GAMMA-RAPHO)

"Jean-Philippe Charbonnier. Raconter l'autre et l'ailleurs (1944-1983)"
Au Pavillon Populaire, Montpellier jusqu'au 19 avril 2020

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