Les descendants de Renoir, grands oubliés du centenaire de la mort du peintre

Une visiteuse à un exposition rétrospective de Pierre-Auguste Renoir en Espagne en 2017, devant un portrait du peintre.
Une visiteuse à un exposition rétrospective de Pierre-Auguste Renoir en Espagne en 2017, devant un portrait du peintre. (LUIS TEJIDO / EFE)

L’arrière-petit-fils du peintre Pierre-Auguste Renoir, mort il y a 100 ans, s’est plaint d’avoir été oublié des commémorations organisées en hommage au peintre à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), où il a passé ses vieux jours.

Jacques Renoir, 76 ans, arrière-petit-fils du peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir, s’est plaint de ne pas avoir été convié au vernissage de l'exposition exceptionnelle présentée jusqu'au 22 septembre au Domaine des Collettes, dans la maison de l'artiste aujourd'hui transformée en musée, et où il a lui-même été élevé.

Une contre-exposition

"Nous faisons partie des bannis (...) alors que nous avons beaucoup fait pour que la mairie hérite de la maison et devienne un musée, avec son parc de trois hectares et ses oliviers centenaires", regrette auprès de l'AFP Jacques Renoir, qui a lui-même grandi au Domaine des Collettes.

Affairé à l'organisation d'une contre-exposition intitulée Salon des refusés, il ne mâche pas ses mots : "La célébration reste municipale et un peu improvisée. C'est bien d'avoir quelques tableaux, de faire venir des écoliers, j'approuve ce qui est fait mais je regrette ce qui ne l'est pas. Le laxisme et l'incompétence de la mairie en matière culturelle font que ce centenaire est une série de mesurettes".

"Je ne sais pas ce qui s'est passé", avoue Roland Constant, premier adjoint au maire, assurant qu'il n'y avait "pas de volonté d'éviction" mais confirmant néanmoins un malaise avec l'illustre descendant qui fut brièvement chargé de la culture aux côtés du maire LR Louis Nègre dans les années 1990.

L’atelier de Renoir reconstitué en septembre

"Nous n'avons pas voulu faire un événement coup d'éclat mais quelque chose qui se déroule toute l'année et pour les Cagnois, du 3 janvier au 3 décembre. Si cela ne lui suffit pas, c'est son problème (...) on a essayé de mettre le paquet" (...) à la mesure de nos moyens", dit-il. Neuf portraits prêtés par les musées d'Orsay à Paris, de Genève et de Besançon, complètent les 16 ordinairement visibles par les 35.000 à 40.000 visiteurs qui se rendent au musée chaque année en moyenne.

A Cagnes, le prochain temps fort de cette année Renoir sera la reconstitution de son atelier d'été, dévoilé au public en septembre la veille du traditionnel déjeuner sur l'herbe en costumes d'époque, qui rallie les Cagnois chaque année dans la propriété. "On va essayer d'agrémenter avec un contenu musical et poétique", ajoute l'élu.

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