Mort de Jacques Chirac : "Il était d’une curiosité et d’une gourmandise insatiables", dit le président du musée du Quai Branly

Jacques Chirac avec le secrétaire général de l\'ONU, Kofi Annan, lors de l\'inauguration du musée du Quai Branly, le 20 juin 2006
Jacques Chirac avec le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors de l'inauguration du musée du Quai Branly, le 20 juin 2006 (FRANCOIS MORI / POOL)

Sur franceinfo, le président du musée du Quai Branly-Jacques-Chirac a réagi au décès de l'ancien président de la République, à l'âge de 86 ans. Il a notamment annoncé la gratuité du musée jusqu'au 11 octobre 2019.

Après la mort de Jacques Chirac jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans, le musée du Quai Branly, également appelé musée du Quai Branly-Jacques-Chirac, sera gratuit jusqu'au 11 octobre 2019 et ouvert au public pour qu’il puisse "se connecter à cette passion du Président", a dit Stéphane Martin, président du musée du Quai Branly, invité de franceinfo. "Il y aura un livre d’or et la possibilité de mettre un témoignage car pour nous c’est un événement important", a ajouté Stéphane Martin.

Il est revenu sur la passion de l'ancien chef de l'État pour les différentes cultures du monde. Selon lui, Jacques Chirac disait souvent : "Pour devenir un citoyen, un homme, il faut se frotter aux autres et aux cultures des autres et il avait cette conviction intime."

"Intellectuellement, il a tourné autour du monde, il a d’abord été passionné par l’Asie, ensuite par l’Afrique, puis par le monde amérindien et par les Inuits. Il était d’une curiosité et d’une gourmandise insatiables, tout ce qui n’était pas lui-même et son propre milieu le passionnait davantage que lui-même."Stéphane Martin, président du musée du Quai Branlysur franceinfo

Stéphane Martin a tenu à remercier l’ancien chef de l’État, qui lui a "offert vingt années d’un métier extraordinaire et qui a doté la France d’un outil qui n’existe nulle part ailleurs."

"Le musée du Quai Branly c’est une collection d’ethnologie mais qui est exploitée, rendue parlante par des moyens qui ne sont pas ceux uniquement de l’anthropologie et ça, ça n’existe qu’en France."

Une fois l’ancien président parti de l'Élysée, Stéphane Martin se souvient qu’il venait plus souvent au musée, "pratiquement tous les mois, presque toujours avec sa femme, sa fille et son petit-fils et avec toujours beaucoup d’enthousiasme."

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