Le musée d'Orsay fait parler ses tableaux sur YouTube

La rappeur, écrivain et réalisateur Abd Al Malik commente le tableau \"Usines près de Charleroi\" de Maximilien Luce exposé au Musée d\'Orsay.
La rappeur, écrivain et réalisateur Abd Al Malik commente le tableau "Usines près de Charleroi" de Maximilien Luce exposé au Musée d'Orsay. (CAPTURE D'ECRAN YOUTUBE/MUSEE D'ORSAY)

Comment rendre les oeuvres plus faciles d'accès ? Le Musée d'Orsay a eu l'idée de faire décrypter par des personnalités de la culture et de l'art des oeuvres iconiques exposées sous son toit. 

Soucieux de faire connaître l'identité et la genèse de ses tableaux, le Musée d'Orsay (et l'Orangerie qui en dépend) ont mis en ligne, ce mardi 21 mai, des vidéos de quelques minutes, où des personnalités telles que la chorégraphe Blanca Li, le rappeur et écrivain Abd Al Malik ou la romancière Maylis de Kerangal commentent les oeuvres avec leur vision propre.

Abd Al Malik a par exemple fait le choix d'évoquer Les Usines près de Charleroi de Maximilien Luce. Un tableau qui l'a particulièrement marqué, que ce soit au niveau des couleurs choisies ou du thème abordé.

Rendre accessible l'Art sur YouTube

Intitulée Une oeuvre/Un regard, cette collection a débuté avec huit vidéos. Chaque mardi une nouvelle vidéo sera accessible sur les sites des deux musées, ainsi que sur YouTube et Facebook.

La nouvelle offre en ligne "convoque les regards de personnalités de la littérature, de la philosophie, de la science, du théâtre, de la danse, de la musique, des arts visuels, de la mode d'aujourd'hui sur des oeuvres du XIXe et de la fin du XXe siècle, chacune choisissant d'évoquer une oeuvre des musées", plus ou moins connue, qu'elle choisit très librement, a indiqué un communiqué du Musée d'Orsay.

Parmi les différentes personnalités, le chorégraphe Jonah Bokaer explique Les Nubiens d'Ernest Barrias. L'historien de mode Olivier Saillard décortique le Portrait de Mlle Chanel de Marie Laurencin, et la peintre Claire Tabouret dépeint à sa façon Les Nymphéas de Claude Monet.

La chorégraphe franco-espagnole Blanca Li s'est prêtée aussi au jeu. Elle décortique ainsi la sculpture Fugit Amor d'Auguste Rodin. Une oeuvre dont le mouvement des corps l'a beaucoup inspiré pour ses représentations et les chorégraphies qu'elle a pu créées.

L'objectif étant de faire dialoguer les arts, les musées d'Orsay et de l'Orangerie ont déjà ouvert leurs salles aux artistes d'aujourd'hui (Julian Schnabel, Glenn Ligon, Alex Katz et bientôt Tracey Emin). Ils ont aussi renforcé la programmation d'évènements artistiques et culturels et créé différents partenariats avec le Théâtre du Châtelet ou l'Opéra de Paris. 

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