Jean-Michel Othoniel va exposer six peintures sur feuille d'or au Louvre, en hommage à Rubens

Jean-Michel Othoniel, La Rose du Louvre, 2019. Simulation de l\'installation en cour Puget, au Louvre
Jean-Michel Othoniel, La Rose du Louvre, 2019. Simulation de l'installation en cour Puget, au Louvre (-)

Jean-Michel Othoniel s'est inspiré d'une rose de Rubens pour les six peintures qu'il va présenter dans la cour Puget du Louvre.

A l'occasion des 30 ans de la Pyramide, le musée du Louvre a invité Jean-Michel Othoniel à présenter une création originale dans la cour Puget, au milieu des statues de jardin des XVIIe et XVIIIe siècles.

Du 25 mai 2019 au 24 février 2020, l'artiste français y installera six peintures à l'encre sur feuilles d'or, un ensemble baptisé La Rose du Louvre et inspiré d'un détail d'un tableau de Rubens, une rose créée par le peintre du XVIIe siècle dans Le Mariage de Marie de Médicis et d'Henri IV conservé au Louvre. Jean-Michel Othoniel considère cette rose comme emblématique du musée.

La rose, reine des fleurs

Pour lui, la reine des fleurs, symbole de pouvoir et de passion, évoque le destin d'une femme, de sa beauté, de son amour, de l'histoire de la France et du musée.

Un livre, L'Herbier Merveilleux (musée du Louvre / Actes Sud), accompagne cette installation. Il recueille des notes glanées par Jean-Michel Othoniel sur le langage secret des fleurs et leur symbolique et il raconte leurs mythologies.

Des fleurs glanées dans les salles du Louvre

Jean-Michel Othoniel, connu pour ses sculptures de verre coloré, a été gardien au Louvre pendant ses études. En 2018, il a parcouru de nouveau le musée pour y photographier les fleurs représentées dans les peintures, les sculptures, les tapisseries, les fresques, les éléments d'architecture… Par exemple le chardon dans l'autoportrait de Dürer, la pomme posée sur un tabouret dans Le Verrou de Fragonard, la pivoine dans la chemise dégrafée de La Jeune fille à la cruche cassée de Jean-Baptiste Greuze ou la palme au bras de la Sainte Apolline de Zurbarán.

Des dessins à l'aquarelle et à l'encre inspirés par ces fleurs complètent les photographies et les textes.

L'artiste des perles de verre

Né en 1964 à Saint-Etienne, membre de l'Académie des Beaux-Arts, Jean-Michel Othoniel vit et travaille en France. Après avoir exploré des matériaux aux qualités "réversibles" comme le soufre et la cire, il utilise depuis 1993 le verre, souvent coloré, avec lequel il crée des sculptures qui évoquent des bijoux. Il a suspendu des colliers géants dans les jardins de la villa Médicis à Rome et dans le jardin vénitien de la collection Peggy Guggenheim en 1997 et décoré en 2000 à Paris une sortie de la station de métro Palais Royal-Musée du Louvre.

Une rétrospective l'a consacré l'année suivante au Centre Pompidou. En septembre 2013, il a inauguré à Lyon un belvédère de perles de verre coloré imaginé pour l'aménagement des Rives de Saône. Il expose dans le monde entier, de Séoul à New York, de Tokyo à Hong Kong.

Il est régulièrement invité à créer des œuvres in situ qui dialoguent avec des lieux historiques.

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