L'artiste chinois Ai Weiwei expose son œuvre subversive à Londres

(Ai Weiwei devant plusieurs de ses oeuvres © MAXPPP)

Une exposition très attendue ouvre ses portes ce samedi à Londres : une rétrospective majeure de l’artiste Ai Weiwei. Le dissident chinois peut voyager à nouveau depuis seulement deux mois. Il a récupéré son passeport cet été. Il présente à la Royal Academy of Arts une œuvre subversive qui dénonce les violations des Droits de l’Homme en Chine.

C’est la première fois depuis 2011 qu’Ai Weiwei peut visiter une de ses propres expositions.  Son passeport avait alors été confisqué par les autorités chinoises. L’artiste travaille beaucoup avec des matériaux recyclés, comme ces morceaux d’arbre mort assemblés pour composer les huit majestueux arbres qui accueillent le visiteur dans la Cour de la Royal Academy.

Plusieurs œuvres, imposantes, occupent une seule salle.  "Straight" dénonce le silence des autorités lors du tremblement de terre du Sichuan en 2008. Cent cinquante tonnes de barres d’acier déformées par le séisme ont été redressées pour former au sol un vaste lit de métal creusé. Dans une autre salle, six caissons contiennent chacun une reconstitution très réaliste de scènes inspirées des quatre-vingt-un jours de détention de l’artiste en 2011. Ai Weiwei mange, se douche, défèque, en présence de deux gardes qui ne le quittent jamais des yeux. Les images sont fortes, l’exposition impressionnante d’un artiste militant.  

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