L'échange d'oeuvres de Léonard de Vinci entre la France et l'Italie doit être "le plus correct possible"

Détail du tableau représentant le sourire de la Joconde, au Louvre
Détail du tableau représentant le sourire de la Joconde, au Louvre (Leemage)

Le ministre italien de la Culture, Alberto Bonisoli, estime que l'échange d’œuvres entre la France et l'Italie à l'occasion des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci et de Raphaël, en 2019 et 2020, doit "être le plus correct possible".

"Il faudra rendre l'échange le plus correct possible, c'est-à-dire avec une égale répartition, de sorte qu'aucun côté ne se sente lésé", a déclaré jeudi à Rome devant la presse étrangère M. Bonisoli, annonçant qu'il rencontrerait son homologue français, Franck Riester, le 28 février à Milan. "Quand je suis arrivé (au ministère), on m'a parlé d'un certain accord passé avec le gouvernement français pour faciliter ce type de collaboration", a ajouté M. Bonisoli, membre du Mouvement 5 Etoiles (M5S) qui forme avec la Ligue (extrême droite) la coalition au pouvoir en Italie depuis juin.

L'aide réciproque au coeur d'une polémique

Le sujet est au coeur d'une polémique depuis que la secrétaire d'Etat italienne à la Culture, Lucia Borgonzoni, a remis en question en novembre 2018 un accord prévoyant que l'Italie prête à la France ses tableaux de Léonard de Vinci pour une grande exposition prévue au Louvre à l'automne.

"Léonard est Italien, il est seulement mort en France (...). Le prêt de ces tableaux au Louvre placerait l'Italie à la marge d'un événement culturel majeur", avait déclaré Lucia Borgonzoni, membre de la Ligue. 

Alberto Bonisoli a évoqué le sommet franco-italien de Lyon en septembre 2017, durant lequel les deux pays "s'étaient accordés sur une aide réciproque pour l'anniversaire de Léonard et celui de Raphaël".
Il avait été convenu qu'en échange des prêts italiens, le Louvre prête à son tour des oeuvres de Raphaël (1483-1520) à un musée de Rome pour une exposition prévue l'an prochain.

"Mais ce que cela signifiait en pratique n'avait pas été mis noir sur blanc", a expliqué M. Bonisoli. "Nous avons un bon rapport avec la France mais comme dans toutes les familles, il peut être amélioré, discuté", a-t-il conclu.
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