Intermittents : l’avis favorable du Conseil national de l’emploi

(Les intermittents ont à nouveau manifesté mercredi, ici à Marseille © Maxppp)

La nouvelle convention d’assurance chômage, contestée par les intermittents, a reçu mercredi le feu vert du Conseil national de l’emploi (CNE). L’avis de cet organisme est consultatif mais obligatoire pour la procédure. Elle prend à présent la direction du ministère du Travail.

Une nouvelle étape est franchie pour le texte qui fâche, depuis plusieurs semaines, les intermittents du spectacle. La nouvelle convention d’assurance chômage qu’ils contestent, a reçu mercredi l’avis favorable du Conseil national de l'emploi (CNE). Le texte va à présent être communiqué au ministre du Travail, François Rebsamen, pour un agrément définitif. Il est toujours question d'une entrée en vigueur le 1er juillet prochain.

Lors de la réunion du Conseil national de l’emploi, la CFE-CGC et la CGT ont brandi sans surprise un carton rouge face à la convention. Ces deux syndicats ne l’avaient pas signée le 14 mai, contrairement à trois autres organisations (CFDT, FO, CFTC) et au patronat. Ces derniers ont confirmé leur signature en émettant à avis favorable à l’agrément proposé. Se sont abstenus, l’UNAPL (professions libérales), la FNSEA (syndicat agricole) et l’Unedic (assurance chômage).

Le médiateur n'a pas encore apaisé la crise

A nouveau ce mercredi, les intermittents ont multiplié les actions pour démontrer leur détermination à faire reculer le gouvernement. Le médiateur, le député socialiste Jean-Patrick Gilles, a continué ses consultations et redit son intention de trouver une solution avant la fin du mois de juin : "un scénario de sortie qui tourne autour de l'idée de se remettre autour d'une table pour revoir l'architecture du système, parce qu'on voit bien que tous les deux ans il y a une crise ".

La CGT-Spectacle a rencontré mercredi le médiateur, qui avait proposé comme piste quelques heures auparavant, un fonds d’aide aux plus précaires. Une idée que le syndicat a qualifiée d’"absurde ". Son secrétaire général, Denis Gravouil, a menacé à nouveau, la tenue des grands festivals d’été, comme ceux d’Aix-en-Provence ou d’Avignon.

"Sans solution, nous envisageons de reconduire les appels à la grève après le 1er juillet, pour tout l’été "
 

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