André Glucksmann, décès d'un combattant contre l'indifférence

France 2

Le philosophe André Glucksmann est mort dans la nuit de lundi à mardi. France 2 dresse le portrait de cet éternel insurgé.

On apprenait mardi 10 novembre la mort du philosophe André Glucksmann. Sa vie a été une vie d'engagements. Et il le disait en 2007 : "le crime d'indifférence, c'est un crime fantastique, c'est celui qui a permis le fascisme, qui a permis le communisme et qui permet les massacres d'aujourd'hui". C'est l'homme, aux côtés de Raymond Aron et Jean-Paul Sartre qui a poussé la France à accueillir les boat-people vietnamiens.

Un esprit libre

Maoïste, puis pourfendeur de l'URSS avant de soutenir Nicolas Sarkozy en 2007, André Glucksmann c'est aussi un esprit libre qui refusait de se laisser enfermer.  Chez lui étaient accueillis des réfugiés du monde entier. "Ils se rassemblaient tous, ces gens qui à priori n'avaient rien à voir entre eux, autour de notre table et parfois prenaient mon lit", confie son fils Raphael Glucksmann. Pour lui, son père fut son premier ami.

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