Claude Guéant : portrait

En quelques semaines, le nom de Claude Guéant, l'ancien préfet qui a gravi les échelons de la République, apparait a plusieurs reprises dans l'affaire Tapie. Des primes perçues sur les frais d'enquête apparaissent aussi. Il était à l'époque directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur. Il était l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy. En 2007, directeur de campagne du futur Président, puis secrétaire général de l'Elyséé. A l'époque, la presse le surnomme "le cardinal", l'homme le plus puissant de France. Claude Guéant oeuvre en Libye pour libérer les infirmières bulgares. Il s'exprimera même dans les médias à la place du Premier ministre. On lui prêtait beaucoup de pouvoirs qu'il avait. Il était craint, respecté et surtout très présent, impérialiste. Il devient ministre de l'Interieur, son domaine car il a été haut fonctionnaire de la police. Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, les soucis s'accumulent. Battu aux législatives, les ennuis judiciaires arrivent : cité dans l'affaire Tapie, vise par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics, après avoir touché des primes de cabinet en liquide, 10.000 euros par mois pendant deux ans. Les anciens ministres ne se pressent pas pour le défendre. Je ne connaissais pas ces pratiques. S'il n'y a pas de bases légales à ces primes, il doit rembourser. J'ai le sentiment que l'homme a tant approché le pouvoir, qu'il a fini par se brûler les ailes. Accablé aussi par la gauche. Il a eu le sentiment de la toute puissance. Ce n'est pas que la façon de faire de M. Guéant, c'est tout un système. C'est Nicolas Sarkozy qui est visé. Dans les prochains jours, les juges devraient entendre Claude Guéant dans l'affaire Tapie.

En quelques semaines, le nom de Claude Guéant, l'ancien préfet qui a gravi les échelons de la République, apparait a plusieurs reprises dans l'affaire Tapie. Des primes perçues sur les frais d'enquête apparaissent aussi. Il était à l'époque directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur.

Il était l'homme de confiance de Nicolas Sarkozy. En 2007, directeur de campagne du futur Président, puis secrétaire général de l'Elyséé. A l'époque, la presse le surnomme "le cardinal", l'homme le plus puissant de France. Claude Guéant oeuvre en Libye pour libérer les infirmières bulgares. Il s'exprimera même dans les médias à la place du Premier ministre.

On lui prêtait beaucoup de pouvoirs qu'il avait. Il était craint, respecté et surtout très présent, impérialiste.

Il devient ministre de l'Interieur, son domaine car il a été haut fonctionnaire de la police. Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, les soucis s'accumulent. Battu aux législatives, les ennuis judiciaires arrivent : cité dans l'affaire Tapie, vise par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics, après avoir touché des primes de cabinet en liquide, 10.000 euros par mois pendant deux ans. Les anciens ministres ne se pressent pas pour le défendre.

Je ne connaissais pas ces pratiques.

S'il n'y a pas de bases légales à ces primes, il doit rembourser.

J'ai le sentiment que l'homme a tant approché le pouvoir, qu'il a fini par se brûler les ailes.

Accablé aussi par la gauche.

Il a eu le sentiment de la toute puissance.

Ce n'est pas que la façon de faire de M. Guéant, c'est tout un système.

C'est Nicolas Sarkozy qui est visé. Dans les prochains jours, les juges devraient entendre Claude Guéant dans l'affaire Tapie.

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