VIDEO. Thaïlande : les détracteurs de la monarchie face à la fureur de la foule

FRANCEINFO

Le crime de lèse-majesté est lourdement puni par la loi, mais certains Thaïlandais sont tentés de se faire justice eux-mêmes.

Après la mort du roi Bhumibol Adulyadej, le 13 octobre, la Thaïlande a déclaré un deuil national d'un an. Pendant que la population rend hommage au monarque, les rares à exprimer un avis discordant, critique envers la monarchie, font face à la vindicte populaire. Certains ont été battus ou arrêtés.

Jusqu'à 15 ans de prison pour lèse-majesté

Dans la province de Chonburi, un jeune homme a été battu, le 18 octobre, pour une publication sur les réseaux sociaux jugée trop critique. Dans une île du sud du pays, une femme a été arrêtée et a dû s'excuser, le 16 octobre, en se prosternant devant une photo du souverain défunt, sous les cris de centaines de manifestants en colère. A Phuket, enfin, le 14 octobre, des centaines de personnes ont assiégé l'échoppe d'un commerçant au sujet d'une publication de son fils.

La junte militaire, arrivée au pouvoir en 2014, a renforcé les lois punissant les crimes de lèse-majesté. Ils sont passibles de 3 à 15 ans de prison. Depuis la mort du roi, une dizaine de procédures ont été ouvertes contre des Thaïlandais trop critiques du roi, de la reine, de l'héritier ou du régent. 

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