VIDEO. Elèves, enseignants et proviseurs : à l'école, la place du numérique divise

FRANCEINFO

Si la place des outils numériques augmente dans les établissements scolaires, au niveau pédagogique ou administratif, tous ne s'adaptent pas à la même vitesse et certains déplorent plus de contraintes que de bénéfices. 

Certains en redemandent. D'après une étude de l'Afev, l'Association de la fondation étudiante pour la ville, publiée le 20 septembre 2016, menée auprès de 548 collégiens en Réseau prioritaire d'éducation souhaiteraient que leurs professeurs consacrent plus de temps à l'apprentissage numérique en classe. Plus de 60% de ces élèves interrogés voudraient que leurs enseignants leur montrent plus de sites intéressants à consulter, les aident à faire leurs recherches scolaires sur internet ou encore à comprendre ce qu'ils y voient.

Les tâches numériques "chronophages"

Dans les établissements, l'invasion numérique n'est pourtant pas vue d'un bon œil partout. Un petit groupe d'enseignants avait, par exemple, fait tourner "L'Appel de Beauchastel contre l'école numérique" en décembre 2015. "Nous n’utiliserons pas le cahier de texte numérique, ni les multiples écrans dont on prétend nous équiper, écrivait une quinzaine d'enseignants. Nous nous opposerons aux équipements générant d’importants champs électromagnétiques", soulignaient-ils, comme on peut le lire sur Rue89.

Du côté des chefs d'établissement, la multiplication des tâches numériques ne fait pas non plus l'unanimité. Le syndicat SNPDEN-Unsa a appelé les principaux et proviseurs à une mobilisation, le mercredi 21 septembre, sous le slogan "Assez 2.0", comme le relate Le Monde. Le numérique est jugé "terriblement chronophage", comme le dit un proviseur de Charente-Maritime au journal. "Il nous reste trop peu de temps à consacrer aux enseignants, aux élèves, aux parents", regrettait-il.

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