Chine : épais brouillard de pollution

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Le virage écologique de la Chine. Regardez ces images devenues familières : Pékin noyé dans un épais brouillard dé pollution. La plupart des grandes villes du pays connaissent désormais ce fléau. Les cancers du poumon ont quadruplé en 30 ans. Le gouvernement a décidé de réagir. Harbin, le 21 octobre, les 12 millions d'habitants suffoquent dans un épais nuage de pollution. On n'y voit pas à dix mètres: plus de train, plus d'avion. Le problème se pose dans toute la Chine, désignée par les spécialistes comme le pays le plus pollué au monde. Pour ne prendre que le cas de Pékin, le plus sérieux avec 20 millions d'habitants, le record est de 993 microgrammes par m3, 40 fois le seuil maximum fixé par l'Organisation mondiale de la santé. Les particules pénètrent jusqu'au fond des poumons. Cela provoque des bronchites, de l'asthme et infections pulmonaires. Si rien n'est fait, nous aurons dans 20 ans une grande augmentation du nombre de cancers du poumon. Cela a suscité une prise de conscience tardive mais forte de la part des autorités. La lutte contre la pollution est devenue une priorité. On n'a plus le choix, le maire a dit qu'il faut avoir du courage. Même s'il faut se couper le bras. 94 mesures sont prévues dans le plan quinquennal. Première mesure : fermeture de 1.200 entreprises. Tout le monde est prié d'aller fabriquer ailleurs. Cela coûte cher, c'est douloureux sur le plan social, mais il faut savoir ce qu'on veut. On va même sacrifier des centrales électriques pour faire passer la consommation du charbon de Pékin à 10 millions. Les 4 plus grosses centrales thermiques à charbon vont être remplacées par des centrales au gaz. Côté transport, on va développer le métro. Pour limiter la pollution des vents de sable, on va planter 650 km2 d'arbres, une muraille verte. Ces 84 mesures représentent un bel effort de la part de Pékin, 6 milliards d'euros. A la hauteur de l'inquiétude et du mécontentement de la population. Cela risque d'être un coup d'épée dans l'eau si rien n'est fait autour des provinces limitrophes, les plus polluées du pays.

Le virage écologique de la Chine. Regardez ces images devenues familières : Pékin noyé dans un épais brouillard dé pollution. La plupart des grandes villes du pays connaissent désormais ce fléau. Les cancers du poumon ont quadruplé en 30 ans. Le gouvernement a décidé de réagir.

Harbin, le 21 octobre, les 12 millions d'habitants suffoquent dans un épais nuage de pollution. On n'y voit pas à dix mètres: plus de train, plus d'avion. Le problème se pose dans toute la Chine, désignée par les spécialistes comme le pays le plus pollué au monde. Pour ne prendre que le cas de Pékin, le plus sérieux avec 20 millions d'habitants, le record est de 993 microgrammes par m3, 40 fois le seuil maximum fixé par l'Organisation mondiale de la santé. Les particules pénètrent jusqu'au fond des poumons.

Cela provoque des bronchites, de l'asthme et infections pulmonaires. Si rien n'est fait, nous aurons dans 20 ans une grande augmentation du nombre de cancers du poumon.

Cela a suscité une prise de conscience tardive mais forte de la part des autorités. La lutte contre la pollution est devenue une priorité.

On n'a plus le choix, le maire a dit qu'il faut avoir du courage. Même s'il faut se couper le bras.

94 mesures sont prévues dans le plan quinquennal. Première mesure : fermeture de 1.200 entreprises. Tout le monde est prié d'aller fabriquer ailleurs. Cela coûte cher, c'est douloureux sur le plan social, mais il faut savoir ce qu'on veut. On va même sacrifier des centrales électriques pour faire passer la consommation du charbon de Pékin à 10 millions. Les 4 plus grosses centrales thermiques à charbon vont être remplacées par des centrales au gaz. Côté transport, on va développer le métro. Pour limiter la pollution des vents de sable, on va planter 650 km2 d'arbres, une muraille verte.

Ces 84 mesures représentent un bel effort de la part de Pékin, 6 milliards d'euros. A la hauteur de l'inquiétude et du mécontentement de la population. Cela risque d'être un coup d'épée dans l'eau si rien n'est fait autour des provinces limitrophes, les plus polluées du pays.

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