Chine : combats de buffles au sud du pays

Nous partons pour la Chine. L'Inde a ses vaches sacrées. En Thaïlande, l'animal roi est l'éléphant. Dans cette région du sud chinois, c'est le buffle qui est vénéré. Voici l'une des coutumes ancestrales, le combat de buffles. Des joutes sans mise à mort qui suscitent les passions. Le tête-â-tête ne dure jamais très longtemps: les deux bêtes se jaugent. Celui qui se sent le plus fort va tout de suite passer à l'attaque, avec une rapidité et une force inouTes, quand on sait qu'un buffle d'Asie peut peser plus d'une tonne. Le perdant est complètement paniqué par son vol plane. Il cherche une sortie au milieu de la foule. C'est là que le jeu devient dangereux. Autour de cette arène improvisée, il y a 20.000 spectateurs. C'est le sport favori des Miaos, une ethnie du sud de la Chine. C'était bien. Ils ont bien combattu. Des buffles lèvent la tête et d'autres la baissent. C'est mieux quand ils la baissent et se regardent dans les yeux. Le buffle est quasiment déifié chez les Miaos. C'est le meilleur ami de l'homme, le compagnon des rizières, d'ordinaire si paisible, mais il fallait en montrer la force, en suscitant sa colère par ce duel entre mâles. Les Miaos ont des sentiments très forts pour les buffles. Ces combats les mettent en valeur. Une quarantaine de combats sont organisés, avec pour enjeu 3.600 euros pour le vainqueur, et surtout l'honneur. On ne néglige donc pas les petites recettes, pas forcément très légales. On lui a donné de l'alcool de riz local et une boisson énergisante. Et ça marche, car en entrant dans l'arène, la bête, un peu soûlée, n'y va pas par quatre chemins. D'emblée, c'est l'affrontement, apprécié des connaisseurs. Le buffle va réussir a emmêler ses cornes avec celles de l'adversaire. Pour celui-là, c'est le commencement de la fin. Bousculé à plusieurs reprises, il va s'avouer vaincu en cherchant la porte. Pas de mise à mort ici. Une sortie piteuse sera la seule punition du perdant. Au terme de trois jours de combats, le buffle déclaré vainqueur aura droit au titre de "Roi des buffles", donnant un énorme prestige pendant un an à toute la famille propriétaire, et en particulier aux enfants en âge de se marier.

Nous partons pour la Chine. L'Inde a ses vaches sacrées. En Thaïlande, l'animal roi est l'éléphant. Dans cette région du sud chinois, c'est le buffle qui est vénéré. Voici l'une des coutumes ancestrales, le combat de buffles. Des joutes sans mise à mort qui suscitent les passions.

Le tête-â-tête ne dure jamais très longtemps: les deux bêtes se jaugent. Celui qui se sent le plus fort va tout de suite passer à l'attaque, avec une rapidité et une force inouTes, quand on sait qu'un buffle d'Asie peut peser plus d'une tonne. Le perdant est complètement paniqué par son vol plane. Il cherche une sortie au milieu de la foule. C'est là que le jeu devient dangereux. Autour de cette arène improvisée, il y a 20.000 spectateurs. C'est le sport favori des Miaos, une ethnie du sud de la Chine.

C'était bien. Ils ont bien combattu. Des buffles lèvent la tête et d'autres la baissent. C'est mieux quand ils la baissent et se regardent dans les yeux.

Le buffle est quasiment déifié chez les Miaos. C'est le meilleur ami de l'homme, le compagnon des rizières, d'ordinaire si paisible, mais il fallait en montrer la force, en suscitant sa colère par ce duel entre mâles.

Les Miaos ont des sentiments très forts pour les buffles. Ces combats les mettent en valeur.

Une quarantaine de combats sont organisés, avec pour enjeu 3.600 euros pour le vainqueur, et surtout l'honneur. On ne néglige donc pas les petites recettes, pas forcément très légales.

On lui a donné de l'alcool de riz local et une boisson énergisante.

Et ça marche, car en entrant dans l'arène, la bête, un peu soûlée, n'y va pas par quatre chemins. D'emblée, c'est l'affrontement, apprécié des connaisseurs. Le buffle va réussir a emmêler ses cornes avec celles de l'adversaire. Pour celui-là, c'est le commencement de la fin. Bousculé à plusieurs reprises, il va s'avouer vaincu en cherchant la porte. Pas de mise à mort ici. Une sortie piteuse sera la seule punition du perdant.

Au terme de trois jours de combats, le buffle déclaré vainqueur aura droit au titre de "Roi des buffles", donnant un énorme prestige pendant un an à toute la famille propriétaire, et en particulier aux enfants en âge de se marier.

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