Centrafrique : démarches de réconciliation entre communautés ?

En Centrafrique, faisons le point sur les tensions intercommunautaires. L'archevêque catholique de Bangui a lancé un appel a la réconciliation. L'actuel président a proposé un dialogue. Sera-t-il entendu par les milices chrétiennes autour de la capitale. Dans la brousse, à quelques kilomètres de Bangui, plusieurs centaines d'hommes se cachent. Pour les rencontrer, il faut un mot de passe. Leur féticheur nous guide vers une séance d'entraînement. Une simulation de lynchage avec machettes, gourdins, couteaux. Ces hommes sont des anti-balaka, des anti-machette. Des chrétiens qui s'organisent en milice pour renverser les musulmans de la Séléka, la minorité au pouvoir depuis mars dernier. lls les accusent de multiples exactions. Ils sont venus maltraiter nos pères, nos mères, nos soeurs. Les enfants sont décidés à les venger. En majorité, de jeunes ruraux dépossédés de leurs terres. lls réclament la démission du président Djotodia, un musulman. Dites-lui de quitter le pays et de nous laisser en paix. Sinon, nous allons l'attraper avec nos dents. Lui, le veut vite et vivant. Pour eux, le débarquement de l'armée française représente une aide inespérée. L'intervention française est salutaire. C'est pour nos deux intérêts. Il faut désarmer les terroristes. Les Séléka, ce sont des terroristes. Ça ne les empêchent pas de tenter eux-mêmes des coups d'éclat contre la Séléka avec leurs armes et leurs grigris. Chacun en porte, ils les rendent invisibles pour leurs ennemis. Leur féticheur les confectionne. Là ce sont des grigris anti-balles. C'est efficace. Oui, je suis sûr de moi. Si on vous tire dessus, vous pensez que ça va vous protéger. Oui, parce que c'est le grigri de mes ancêtres. Ils paraissent déterminer à entrer par la force dans Bangui, si l'armée française ne désarme pas assez vite, selon eux, les ex-rebelles de la Séléka. Leur désir de vengeance ne faiblit pas. François Hollande au côté de Nicolas Sarkozy.

En Centrafrique, faisons le point sur les tensions intercommunautaires. L'archevêque catholique de Bangui a lancé un appel a la réconciliation. L'actuel président a proposé un dialogue. Sera-t-il entendu par les milices chrétiennes autour de la capitale.

Dans la brousse, à quelques kilomètres de Bangui, plusieurs centaines d'hommes se cachent. Pour les rencontrer, il faut un mot de passe. Leur féticheur nous guide vers une séance d'entraînement. Une simulation de lynchage avec machettes, gourdins, couteaux. Ces hommes sont des anti-balaka, des anti-machette. Des chrétiens qui s'organisent en milice pour renverser les musulmans de la Séléka, la minorité au pouvoir depuis mars dernier. lls les accusent de multiples exactions.

Ils sont venus maltraiter nos pères, nos mères, nos soeurs. Les enfants sont décidés à les venger.

En majorité, de jeunes ruraux dépossédés de leurs terres. lls réclament la démission du président Djotodia, un musulman.

Dites-lui de quitter le pays et de nous laisser en paix. Sinon, nous allons l'attraper avec nos dents.

Lui, le veut vite et vivant. Pour eux, le débarquement de l'armée française représente une aide inespérée.

L'intervention française est salutaire. C'est pour nos deux intérêts. Il faut désarmer les terroristes. Les Séléka, ce sont des terroristes.

Ça ne les empêchent pas de tenter eux-mêmes des coups d'éclat contre la Séléka avec leurs armes et leurs grigris. Chacun en porte, ils les rendent invisibles pour leurs ennemis. Leur féticheur les confectionne.

Là ce sont des grigris anti-balles.

C'est efficace.

Oui, je suis sûr de moi.

Si on vous tire dessus, vous pensez que ça va vous protéger.

Oui, parce que c'est le grigri de mes ancêtres.

Ils paraissent déterminer à entrer par la force dans Bangui, si l'armée française ne désarme pas assez vite, selon eux, les ex-rebelles de la Séléka. Leur désir de vengeance ne faiblit pas.

François Hollande au côté de Nicolas Sarkozy.

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