Ce que prévoit le nouveau plan Vigipirate

Les nouveaux logos du plan Vigipirate présentés à Paris, le 13 février 2014.
Les nouveaux logos du plan Vigipirate présentés à Paris, le 13 février 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Entré depuis 1978 dans le quotidien des Français, il doit être renouvelé à partir du 20 février.

Le plan Vigipirate, entré depuis 1978 dans le quotidien des Français, doit être renouvelé à partir du 20 février. Objectif : faire face à de nouveaux risques. L'actuel plan était "devenu un peu obsolète même s'il a donné des résultats", explique un conseiller du Premier minsitre Jean-Marc Ayrault, jeudi 13 février.

Francetv info résume les principales nouveautés de ce dispositif présenté, jeudi, lors d'une visite à l'aéroport de Roissy par Jean-Marc Ayrault, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

Abandon du code couleur

Jusqu'ici, le plan était organisé autour d'une échelle couleur. Il est en vigilance "rouge" depuis les attentats de Londres, passant régulièrement au niveau "rouge renforcé" pendant les périodes sensibles comme les fêtes de fin d'année. Pour la première fois, il était passé brièvement en alerte "écarlate", la plus élevée, dans la région Midi-Pyrénées au moment des tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, en 2012.

Le futur plan va abandonner ce code couleurs pour adopter une signalétique avec un triangle rouge à bords noirs. Les termes "plan Vigipirate" sont eux conservés, car "cela veut dire quelque chose pour le public", explique l'entourage du Premier ministre.

En temps normal, le dispositif sera à la "vigilance" et pourra être adapté selon les périodes ou les menaces. En cas de menace précise d'attentat ou d'acte terroriste déjà commis, une pastille "alerte attentat" sera ajoutée à ce triangle rouge, comme l'indique le site risques.gouv.fr, jeudi soir.

Consultable sur internet

Le précédent plan était classé "confidentiel défense" et n'était consultable que par les autorités. Par souci de transparence, le nouveau plan sera en partie consultable par les collectivités locales, les opérateurs et le public. La population sera ainsi "complètement informée et participer par sa vigilance à la lutte ou la détection", décrit Matignon. Une centaine de mesures sur les 300 prévues par le plan Vigipirate resteront toutefois confidentielles, pour ne pas être "déjouées par d'éventuels terroristes", selon ce conseiller du Premier ministre. 

Ce nouveau plan "garantit les libertés individuelles, on reste à droits constants", assure Matignon. Le nouveau Vigipirate ne donne d'ailleurs "pas plus de moyens aux forces de l'ordre" ni ne "muscle un arsenal juridique déjà existant".

Le plan sera placé sous l'autorité du Premier ministre qui bénéficie notamment des renseignements collectés par la future Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). La DGSI va remplacer la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et disposera de plus d'autonomie, notamment de recrutement. Elle ne dépendra plus de l'organigramme de la Direction générale de la police nationale.

Valable en France et pour les expatriés français

Selon Matignon, il s'applique sur l'ensemble du territoire national, ainsi que dans les pays étrangers où "les ressortissants et intérêts français sont menacés".

 

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