Aquarius : Gérard Collomb demande le respect "du droit de la mer"

Public sénat

Lors des questions d’actualité au Sénat, Gérard Collomb a réagi au débarquement à Malte de 58 migrants recueillis par le navire Aquarius. "Une exigence" commandée par le « droit de la mer » rappelle le ministre de l’Intérieur.

En ce jour de reprise des questions d’actualité au Sénat, la première question a porté sur le navire humanitaire Aquarius avec à son bord 58 migrants. Le gouvernement Maltais a autorisé le navire à accoster. Toutefois, un porte-parole du gouvernement maltais a déclaré que les migrants qui débarqueront à Malte seraient "immédiatement transférés dans quatre autres pays européens",. Plus tôt dans la journée, les associations SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières avaient demandé solennellement à la France de donner son autorisation pour un débarquement à Marseille. La France avait quant à elle privilégié une solution européenne suggérant un débarquement à Malte.

Le sénateur socialiste, Jean-Yves Leconte a demandé "qu’un débat sur la politique de la France au regard de cette urgence humanitaire soit inscrit à l’ordre du jour du Sénat". "N’est ce pas une façon de se défausser que d’attendre qu’une solution soit trouvée au niveau européen, pour reprendre les éléments de langage diffusés par plusieurs ministres" a-t-il interrogé. “Le droit de la mer prescrit que les navires ayant recueilli des naufragés en mer, doivent les débarquer dans le port le plus proche. L’Aquarius doit respecter cette exigence" a répondu Gérard Collomb.

" En matière d’humanisme et de solidarité, notre pays doit être premier de cordée, pas seulement en paroles mais en actes" lui a alors rétorqué le sénateur.  

Budget : « Gouverner c’est choisir » rappelle Édouard Philippe  

Le sénateur communiste, Éric Bocquet a ensuite interrogé le Premier ministre sur le budget 2019. "La richesse nous l’avons, ce qui manque, c’est la redistribution. La théorie du ruissellement à laquelle vous semblez croire encore n’a jamais fait la preuve de son efficacité. Anne ma sœur, Anne, ne vois-tu rien venir ?" (…) “Quand allez-vous enfin tourner le dos aux politiques d'austérité ?” l'a-t-il interpellé. Édouard

Philippe  a lui "assumé" le projet de loi de finances 2019 "car il s’inscrit exactement dans les engagements qui ont été pris par le président de la République (….) Le budget traduit la priorité des Français" a-t-il annoncé évoquant une augmentation des moyens pour la défense nationale, les armées, l’Intérieur, la Justice, l’Éducation nationale, l’enseignement supérieur, les infrastructures des transports et la transition écologique.

Puis le Premier ministre a rappelé que le gouvernement devait faire des choix « pour tenir les finances publiques". "Gouverner c’est choisir. Nous avons plusieurs politiques publiques dans lesquelles les résultats ne sont pas là. Nous transformons donc les instruments” a-t-il poursuivi en prenant en guise d’exemple la réduction des contrats aidés.  

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